BrunniLe 03/07/2013 à 12:48
Je ne sais pas comment en France, mais pour moi le problème est surtout que les études sont devenues beaucoup plus accessibles, faciles et moins représentatives de ton niveau qu'à l'époque. En somme banales. Donc aujourd'hui avoir un diplôme ne veut presque plus rien dire, et pour le coup cette décorrélation ne m'étonne pas.
En tous cas de ce que j'ai vu, t'as beaucoup de gars objectivement mauvais (mais vraiment) qui sortent des écoles d'ingénieurs à force de persévérance, et on leur donne le diplôme soit parce qu'ils arrivent à se débrouiller pour jouer l'imposture car ce qu'on attend lors d'un examen écrit est tellement déconnecté de ce qu'on attend en entreprise, soit même parfois parce que les profs en ont tellement marre de les voir dans l'école qu'ils les font passer. Sisi ça arrive, et voilà le parcours typique de ces étudiants en Suisse (souvent venus de l'étranger en plus, donc aidé de tous les côtés pendant ce temps) :
- EPFL (poly) : la première année n'est pas très difficile, en 2 ans c'est possible de la passer sur un malentendu. La deuxième pas, donc on fait 2 ans puis on gicle. Total : 4 ans.
- HES : en gros tu peux faire 6 ans dans le cursus au total. En passant tout au compte goutte et à l'usure ils se débrouillent pour passer 6 ans de plus.
- HES bis : il est possible sous certaines conditions de se réinscrire sous une tout autre faculté et bénéficier de 6 ans de plus.
Ces gens commencent très tôt et finissent par sortir par magie à force de tentatives. Mais il ne faut pas compter sur un employeur pour les engager.