NilLe 29/04/2011 à 11:29
Le problème, c'est que lorsqu'on est dans le cas d'une personne qui agit parce qu'elle est malade, la punition n'est pas toujours la solution à apporter, parce qu'elle ne peut pas être comprise. C'est d'ailleurs pour ça qu'il existe des possibilités d'internement médicalisés : ce n'est pas de la prison (ça n'est pas en prison), c'est dans un cadre médical afin de permettre que la personne puisse éviter d'être un danger pour la société et pour elle même (alors que ça n'est pas le rôle de la prison, je suis d'accord avec Hippo).
Attention, je ne dis pas non plus que les établissements d'internement psychiatrique ne ressemblent pas à des prisons, hein. Ce sont juste deux "outils" différents pour deux fonctions différentes. Être interné dans un cadre médical, même à vie, ça n'est pas une punition, mais une façon soit de protéger la société d'une personne qui n'est pas apte à y vivre sans lui causer des torts directs irréversibles et très graves (je précise, parce que sinon on pourrait internet bien des gens), soit de protéger une personne d'elle-même (les deux étant cumulables).
Bien entendu, l'internement pose énormément de problèmes parce qu'il supprime à l'individu des droits humains fondamentaux (à commencer par la liberté de circulation) dans un cadre qui n'est pas celui de la loi (même si une décision d'internement peut se faire suite à une condamnation, c'est un peu l’ambiguïté des décisions de justice, où le juge va au-delà de la simple punition).