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NilOn the 2020-01-16 at 04:59pm
Arvi89 (./6487) :
Oui, enfin tu zappes une partie énorme des gens qui sortent pour le coup. D'ailleurs, sans internet, comment on aborde les gens si on ne le fait pas dans des endroits comme dans un bar ?
Je ne dis pas qu'il ne se passe jamais ça dans un bar, je dis juste qu'entrer dans un bar en présupposant que les h ceci et les f cela, c'est le meilleur moyen d'avoir une déconvenue.

Zerosquare (./6488) :
C'est l'équivalent de téléphoner à SOS Amitié quand on n'a personne à qui parler, ou d'aller aux Restos du Cœur quand on n'a rien à manger. C'est toujours mieux que rien, mais ça n'est qu'un palliatif temporaire, en aucun cas une solution satisfaisante (et il y a souvent un sentiment de honte associé). D'autre part, lier ça au handicap est réducteur ; c'est une cause possible, mais il y en a plein d'autres.
Oui je suis d'accord, mais je ne vois pas en quoi ce qu'évoque Brunni peut changer pour les gens qui n'ont pas la possibilité d'avoir une vie sexuelle épanouie (je me permets de dire au passage que ce n'est pas parce que deux personnes sont en couple qu'il y a sexualité, ni que celle-ci est épanouie, parce que depuis le début j'ai l'impression qu'il y a ça qui est sous-tendu).
À un moment donné, rencontrer quelqu'un (que ce soit pour la vie, pour un bout de vie, pour un petit moment), c'est l'histoire d'une rencontre entre deux personnes qui vont accepter de faire ensemble de bout de chemin de longueur variable. Ça signifie qu'il faut faire l'effort de la rencontre, et de se mettre dans cette disposition (et c'est vrai pour les hommes comme pour les femmes). Il y a aussi une histoire de hasards/de destins/de chances/whatever ; je crois profondément que les rencontres ne se font pas nécessairement parce qu'on veut forcer le destin, mais parce qu'on se met dans un état d'esprit social (qui implique d'avoir des activités diverses ou, en tout cas, de ne pas rester chez soi) qui permet à la rencontre de se faire (ça peut être dans le cadre d'une sortie, d'une pratique d'une activité, d'une rencontre indirecte, du boulot, etc.). Mais on ne peut pas dire "c'est parce que les femmes sont ainsi que ma vie sexuelle n'est pas épanouie". S'il n'y a pas de communication qui se développe vers l'extérieur (je ne dis pas que c'est facile, et communication ne veut pas dire exubérance : être timide dans une soirée est en soi une forme de communication), c'est compliqué de faire reposer sur les autres cette situation (ou alors il y a une forme de pathologie, j'en sais rien, c'est possible aussi, mais du coup on peu lier ça à des formes de handicaps, peut-être ?).

Après, si ce que cherche Brunni ce sont des rencontres d'un soir sans lendemain, je persiste à penser (indépendamment de mon avis sur la question, chacun est libre de son corps à mes yeux) qu'il y a tout à gagner d'écouter, justement, le discours des féministes qui consiste à sortir de l'objectification des femmes pour que les images sociales évoluent et rééquilibrent certaines choses au niveau des stéréotypes et des interactions.