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veryLe 17/11/2016 à 02:25
Kevin Kofler (./350) :
Ras le bol de ces deux poids, deux mesures de la part d'une extrême droite qui ne peut pas accepter une défaite. (Trump avait d'ailleurs annoncé dès le départ qu'il n'accepterait le résultat que s'il gagne. roll)
Tu déformes ses propos. Il a dit qu'il acceptait s'il gagnait (...), et que sinon, il verrait. Ben ouais, en général, il faut attendre de voir comment ça se passe pour voir si il y a des problèmes. C'est simplement normal de se réserver la possibilité de faire un recours si par exemple on constate une fraude massive le jour du vote. Pourquoi donc donner un blanc-sein avant ?

Quand Al-gore avait demandé de re-conter tu trouvais ça scandaleux ? Pourquoi Trump pouvait pas se réserver les mêmes droits ?
Kevin Kofler (./352) :
Et en tout cas, si le résultat du 4 décembre différait de celui du 22 mai, il serait légitime de ne pas reconnaître ce nouveau résultat-là parce que cette répétition absurde n'a pas lieu d'être.
Donc un vote légalement nul et irrégulier est plus légitime qu'un vote valide qui ne te plait pas ?
Kevin Kofler (./354) :
Ces règles ne sont pas démocratiques. Il n'est pas démocratique de jeter à la poubelle des millions de voix et de tout refaire à un autre moment où l'opinion publique peut avoir changé d'une manière qui arrange le contestataire.
Respecter la loi et la constitution, pas démocratique. C'est pas le FPÖ qui fait les règles, ne les met en œuvre, ni décide si elles ont bien étés appliquées...
Kevin Kofler (./354) :
Une élection est toujours une image de l'opinion publique à un moment donné, pas quand ça arrange certains politiciens.
Ben en fait si tu regardes en détail, si grin
-D'une part beaucoup de pays ont des mécanismes politiques pour provoquer une élection à un moment donné (de la dissolution de l'Assemblée Nationale aux référendums, en passant par les votes de confiances, les mécanismes de blocage en régime proportionnel, les dissolutions à l'anglaise, etc.)
-D'autre part ça dépend des pays, mais par exemple en France les dates des élections sont simplement fixées par décret (par exemple quand on a synchronisé les législatives avec les présidentielles après le référendum du quinquennat présidentiel, à l'origine il devait y avoir un décalage qui faisait que c'était dans l'autre ordre... )

Comme disait un auteur que tu apprécies, la République gouverne mal mais se défend bien : les politiciens sont devenus experts en magouilles sur les lois électorales. Mais plutôt ceux qui peuvent magouiller, c'est-à-dire ceux (régulièrement) au pouvoir ^^
Kevin Kofler (./357) :
Le système US a déjà été critiqué après Bush vs. Gore, et est régulièrement critiqué même en dehors du contexte d'une élection concrète, pour la même raison. Tous les votes ne sont pas égaux dans ce système, donc il ne satisfait pas le critère d'égalité.
Ou disons que c'est une sorte de critère d'égalité ( pondéré par la population) entre chaque état (qui d'ailleurs choisi lui-même entre système majoritaire ou proportionnel), et non chaque citoyen. Bref ça respire le fédéralisme d'antan, et n'a effectivement plus beaucoup de sens.

Maintenant comme déjà dit, avec un mode de scrutin différent, le comportement des candidats et des électeurs eût été différent : actuellement bien des électeurs démocrates ne se déplacent pas pour voter aux présidentielles si ils sont dans un état très républicain, et réciproquement. (en Californie par exemple ). Dans un système direct, les gens agiraient différemment.
Godzil (./362) :
Il y a quand meme un effet pervers au systeme americain, quand ils votent c'est sense etre pour leur gouverneur "local" mais c'est transforme en election presidentielles, la ou ils devraient voter pour leur etat, ils votent plus pour leur futur president, bref, je ne suis pas convaincu que ca soit une bonne chose, mais bon. (en dehors du probleme que pose le suffrage indirect)
euh non, les grands électeurs servent uniquement pour la présidentielle, les élections des gouverneurs sont distinctes (mais peuvent se tenir le même jour, mais avec une autre feuille de papier, d'autres candidats, etc. )
Kevin Kofler (./364) :
L'historique des contestations précédentes lui donne raison. Elles sont très dominées par un seul parti (FPÖ), c'est quand-même un drôle de hasard que les "irrégularités" ne concernent apparemment que ce parti. roll
Kevin Kofler (./359) :
Van der Bellen n'aurait probablement pas contesté le résultat s'il avait perdu, il l'a affirmé à plusieurs reprises en tout cas.
Tu n'as jamais envisagé la possibilité que dans un pays où 80% des élus et 95% des fonctionnaires détestent un parti en particulier, il y ait plus de chances d'irrégularités contre ce parti que contre les autres ?
Kevin Kofler (./371) :
C'est le parti concerné (en l'occurrence le FPÖ) qui décide de porter recours ou non pour ce genre de formalités, et ils portent toujours recours pour n'importe quelle excuse quand le résultat ne les arrange pas. La justice autrichienne est connue pour être totalement déconnectée avec la réalité et couper les cheveux en quatre, donc on trouve quasiment toujours une formalité pour laquelle porter un recours en Autriche.
Ha, c'était mieux lors du temps béni des tribunaux staliniens !... De la Vraie Démocratie ! Pas de seconde (première) chances pour les partis réactionnaires !
Ce qui est marrant estque tu te plaignes du deux poids deux mesures alors que tu passes ton temps à faire ça. Quand un clandestin est relâche en liberté après le 8ém recours d'une association droidlhommiste pour une erreur de procédure (un PV signé par la mauvaise personne au commissariat), tu trouves ça génial, la liberté, la justice, etc...
Quand le gouvernement autrichien n'est pas capable de respecter ses propres lois et procédures pour tenir une élection, par contre, c'est un scandale....