squalyl (./22292) :
les langues régionales n'ont aucun intéret et finiront rapidement par s'éteindre. quant au latin et co, c'est s'encombrer la tête à moins de vouloir devenir historien de l'antiquité.
Ben non, justement... de la même façon qu'il est intéressant d'avoir fait de l'assembleur et travaillé en algorithmique pour savoir comment ça se passe "à l'intérieur" et avoir un niveau d'abstraction supérieur... Le latin, le grec et les langues régionales sont des bases saines qui permettent de construire l'apprentissage des langues de façon logique, en arbre. Une fois que tu as fait du latin, tu peux aborder toutes les langues romanes, d'autant que ça ajoute, en plus, le côté grammaire par déclinaison qu'on ne connaît pas en français. Faire du grec ancien permet d'aborder (de façon limitée) l'agglutination et de compléter les racines sémantiques de nos langues modernes. En outre, c'est une première étape avant d'aborder le grec moderne ou les langues cyrilliques.
Les langues régionales, en plus, aident d'une part à comprendre certains faits sociaux qui persistent dans une région donnée, mais aussi à créer des identités qui vont au-delà des frontières (typiquement, le catalan est une langue régionale qui permet à plein de français de bosser avec des frontaliers...).
C'est aussi con de dire qu'on n'a pas besoin d'apprendre à faire une division parce qu'on a la calculatrice sous la main, ou apprendre bêtement toutes les divisions d'entiers possibles plutôt qu'apprendre à la poser : il est toujours utile de savoir comment ça s'est construit, en utilisant la division euclidienne (qui n'est qu'un modèle comme un autre, tout comme le latin enseigné n'est pas le latin pratiqué à l'époque, mais un suc extrait de plusieurs siècles de pratiques).