Kevin Kofler (./42163) :
Tout ça parce que la BCE ne veut pas permettre que les prix baissent (déflation) ou restent constants, ils veulent absolument nous forcer à payer plus pour tout chaque année (inflation).
Mais une légère inflation a beaucoup d'avantages, et la déflation ça sux hard, en particulier ça implique systématiquement une délation des revenus. Par ailleurs l'euro était complétement surévalué, car c'était la seule monnaie d'importance mondiale dont la gestion restait orthodoxe jusqu'à présent (lire : sans quantitative easing), pendant qu'Américains, anglais et japonais faisaient tourner à mort la planche à billet, ce qui comparativement a fait monter les taux de change de l'euro bien au-delà du raisonnable. (pour la Chine c'est différent, mais leur monnaie est aussi sous-évaluée volontairement)
Bref Nhut va expliquer ta théorie aux ouvriers mis au chômage grâce aux multiples délocalisations journalière sponsorisées par un euro trop fort, je ne suis pas sur qu'ils soient très convaincus. (genre :
choutte, t'es au chômage, mais pas grave, c'est moins cher d'importer une mustang américaine
! )
Bon maintenant on a un peu 10 ans de retard, la bataille pour un euro viable ça avait un sens quand il n'était pas encore au bord de l'éclatement et que les économies de la zone euro n'avaient pas fini de diverger à mort. ça va probablement un peu aider des pays comme la France, l'Italie (toujours en récession, qui a menacée de sortir de la zone à de multiples reprises), l'Espagne, etc, mais surement pas assez, de toute façon la majorité des échanges sont intra-zone-euro. A mon sens c'est une tentative de la dernière chance, mais elle est beaucoup trop tardive, et donc vouée à l'échec.
Ps : Kevin, faut pas trop croire aux motivation officielles, hein, c'est de la relation publique.