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NilLe 27/04/2007 à 15:55
Je crois que tu n'as pas bien lu ce que tu avais écrit...
Tu dis "coupons leur le sexe pour qu'ils ne recommencent pas".
Je propose autre chose : dédiabolisions déjà l'image des pédophiles pour qu'ils osent en parler et trouver un soutien psychologique et médical de façon à ce qu'ils ne commencent jamais.

Pour reprendre ton image (même si je ne la trouve pas adéquate), au moyen-âge, ou coupait la main de celui qui avait volé, mais il avait déjà volé.
Ensuite, il faut se poser les bonnes questions. Pourquoi voler ? Parce qu'il a faim. Quelles ouvertures offraient la société de l'époque à quelqu'un qui n'avait rien ? Aucune, même pas de quoi imaginer que ces personnes puissent se sortir de leur merde un jour. Etaient-elles responsables du fait que leur corps leur demandait de se nourrir ?
C'est globalement la même chose pour les pédophiles. Pour une raison pas exactement connue (on parle de nombreux facteurs psychologiques, il y a peut être d'autres éléments, mais tout ça reste à déterminer dans les années à venir), ces gens ont leur corps qui a des demandes qu'ils ne peuvent satisfaire. A part en les accompagnant, en leur proposant d'autres formes d'exutoires, une aide psyco-médicale, il n'y a rien à faire.
D'autant qu'à l'heure actuelle, avec la chasse aux sorcières faite auprès des pédophiles, il est impensable pour ceux-ci de parler spontanément de leurs difficultés. Donc je me demande sur quels critères tu te bases pour faire évoluer les choses.

Bien entendu, je ne cherche pas à poser les pédophiles en victimes dans la dualité adulte/enfant. Lors des sévices sexuels, la victime des sévices est bien l'enfant. Mais le pédophile reste quand même une victime de lui même, de ses pulsions, et d'une certaine façon de la société qui n'est pas capable de proposer un lieu d'accueil pour éviter l'enfermement. Il se trouve que depuis une dizaine d'années, les victimes des abus osent parler. C'est une chance pour eux, et je pense qu'il faut continuer à encourager cette liberté de parole. Mais il y a peut-être à faire quelque chose pour permettre à ceux qui sont assujettis à des pensées/des désirs pédophiles ou pédosexuels d'avoir l'occasion d'en parler sans pour autant risque la prison, la camisole sexuelle ; simplement pour recevoir une aide et éviter ainsi de faire du mal aux autres.

Ce n'est pas une problématique propre à la pédophilie/pédosexualité, hein. En fait, dès qu'une société diabolise un comportement, une classe de population, une ethnie, etc., elle crée une spirale infernale : on n'en parle plus, ça devient secret, et le jour où ça explose, c'est encore pire.