58Fermer60
HippopotameLe 25/06/2007 à 09:46
Titane (./58) :
Est-ce que Staline ne cherchait pas à préserver sa population (quantitativement) pour préserver la "grandeur" de l'union ?

Comme quoi même un dirigeant sanguinaire, qui considère les masses humaines comme des quantités sacrifiables, est arrêté par le bon sens quand il s'agit de bombes nucléaires (Et je ne pense pas qu'il existe actuellement dans le monde un dirigeant aussi fou que Staline).
C'est ce qu'un stratège français appelait la vertu rationalisante de l'atome.
Quelle autre raison de croire à une paix (relative) ?

- La démocratie avance à très grands pas dans le monde, et on peut constater historiquement que deux démocraties ne se font presque jamais la guerre.
- Contrairement aux périls allemands et russes du XXième siècle, nous sommes dans une situation où les nations les plus avancées et qui détiennent la suprématie militaire sont démocratiques et stables (avec des bémols, mais quand même).
- Le niveau de vie s'élève aussi partout à grands pas, ce qui ne prédispose pas aux sacrifices douloureux d'une guerre mondiale.

En fait je pense que les grands périls du monde sont dus aux révolutions causées par l'alphabétisation de masse (le douloureux passage de la mentalité analphabète, sous développée, à la mentalité moderne, avec le réveil idéologique des masses). Ce sont ces bouffées de fièvre révolutionnaire qui ont causé la révolution française et ses guerres en Europe, le nazisme ou le marxisme-léninisme en URSS. Aujourd'hui, si on voit l'état de l'alphabétisation dans le monde, il ne reste plus beaucoup de pays qui doivent passer ce cap difficile : aujourd'hui le monde arabo-musulman est en plain dedans (mais on sent déjà un apaisement (Iran)), il y a aussi l'Inde et plus tard l'Afrique. Mais les rapports de force démographiques et militaires sont tels que désormais ces agitations révolutionnaires sont une nuisance plutôt qu'un vrai danger.