Thibaut (./400) :
L'attitude hystérique et hyperactive que vous attribuez à Conscience ne vient pas de lui au départ. Yoshi, The_Cure et compagnie sont insupportables et personne ne peut rester calme quand on est pris de haut par des gens à l'attitude aussi prétentieuse. J'aimerais bien voir cette discussion en réalité. Je pense que vous feriez moins le malin et que tout serait plus intéressant.
Relis le début tu topic pour voir comment ça part en sucette ^^
very (./412) :
Néanmoins tes explications me paraissent pas expliquer la médiocrité culturelle actuelle, par exemple, (indice: regarder les écrivains et intellectuels français actifs entre 1950-1980 et depuis 1990. Je crois que c'est sans appel..) ou la 'beauferie crasse' des gens, de manière plus générale..
Effectivement, mais on est - à mon avis - face à un problème très large, qui recoupe bien des disciplines (en particulier l'esthétique).
Le début du XXème siècle, jusqu'au milieu des années 70, a été une période d'éclatement des canons qui ont commencé à se construire avec le haut moyen âge (c'est une réalité culturelle qui vaut pour quasi tous les arts, à l'exception peut-être de la sculpture qui avait déjà établi des canons très précis).
Avec cet éclatement des canons, on a vu se développer une culture "cérébrale" qui s'est détachée des goûts du public. Là où avant on avait des castes sociales, on a créé des castes intellectuelles, où il était bon de "penser autrement".
Forcément, ça n'a pas pu durer très longtemps : pour prendre le cas de la musique (mais c'est pareil en littérature et en arts plastiques), on est revenu du dodécaphonisme assez rapidement. Bien sûr, une certaine "élite" intellectuelle et musicale a continué à pratiquer. Mais une autre est revenue à ce qui ressemblait aux canons de la fin du XIXème siècle.
Malheureusement (ou pas, l'avenir nous le dira), la démarche intellectuelle de ceux-ci était soit imprégnée, soit troublée par le XXème. Dans le premier cas, on a réussi à construire de nouveaux canons ; dans le second, on a juste réussi à faire un ersatz de musique un peu pourri, très "populiste", destiné à être "bien entendu".
Il n'y a pas forcément de fautifs. On est juste dans un énorme creux après une longue période très prolixe. Est-ce que ce creux va durer, ou est-ce simplement un état latent ? Impossible de le prévoir, dans la mesure où l'explosion de la culture pour tous et (surtout) par tous bouleverse le paysage, les habitudes, et les canons.
(Tu vas encore me taxer de malthusien cycliste

)