Hippopotame (./559) :
D'abord il ne s'agit pas d'action de l'état sur l'économie, mais plus spécifiquement la monnaie : Gérer un outil technique, pas s'immiscer dans les gestes économiques individuels.
Participer de la monnaie alors là oui je suis d'accord, maintenant il reste à voir selon les pays quels sont les prédisposition relatives à la participation de l'Etat dans le processus.
Plus généralement je ne trouve pas cette opposition état/libéralisme pertinente quand il s'agit de phénomènes à très grande échelle comme la monnaie.
Je ne pensais pas à opposer, juste à questionner le bien-fondé et les effets d'une trop grande coercition de l'Etat (mon exemple est forcément biaisé, mais je ne vois pas d'un bon oeil le bilan de l'URSS). Je suis assez partisan de la participation de l'Etat, même si je préfère les lois-cadres aux lois absolues.
Exemple de cette opposition de jure / de facto : la BCE est sensément un organisme indépendant des états. Mais il est tout aussi juste de voir la BCE comme une partie de l'état (chargée de la politique régalienne monétaire) qui a été, par choix, soustraite au contrôle parlementaire/démocratique.
Alors là on est d'accord
Enfin, si on parle de bulle, il me semble que c'est le système actuel, dérégulé, qui est à l'origine de bulles démentielles et qui est actuellement en train de s'écrouler, non? Alors que des systèmes super régulés, comme l'étalon or (qui me parait le comble de la régulation étatique, contrairement à ce qui se disait dans l'autre topic) a donné au contraire de grandes périodes de stabilité.
Alors là on se retrouve, je parlais de bulles vis-à-vis du système actuel, non pas dans l'absolu. L'étalon or, je crois, a malheureusement disparu, ou bien il est devenu indexé sur le dollar, si je me souviens bien (au lieu de l'inverse), mais effectivement à l'époque il était une "super-autorité" qui assurait la cohérence des transactions de devises, puisque toute monnaie s'indexait dessus (ou alors j'ai besoin de cours du soir d'histoire de l'énocomie).