flanker (./27776) :
Autant je suis contre l'état d'urgence, autant ça ne me choque pas que l'état soit en mesure de faire des enquêtes. Et ces moyens ne sont pas en mesure de fliquer toute la population, en tout cas pas à ma connaissance.
Disons que je commentais plus l'évolution générale "sécuritaire" que ce texte en particulier. Mais si j'ai bien compris il s'agit quand même de faire des logs massifs des métadonnées de tout le monde. Demain ou après-demain, un Vall-like pourrait voter une nouvelle loi pour utiliser autrement ces logs, en changeant le type de contrôle pour y accéder ou de cibles, etc. (par exemple, la police politique pourrait y avoir accès libre pour réprimer les dissidents*)
Ou peut-être qu'une directive europénne en 2032 nous obligera à mettre ces données aux enchères entre MacDégeule, Caca-Cola et fessebouk
Sinon je ne critique pas vraiment la police en soi (et c'est vrai qu'il y a bien plus à dire des politiques, des journalistes, voir même de certains magistrats... ), le problème de la police en France c'est surtout qu'elle est bien trop loyaliste ! Même quand le pouvoir lui demande de faire n'importe quoi. Ce n'est plus la police de la France mais la police d'un gouvernement donné. (je fais la même analyse, en pire, avec l'armée : ce n'est plus l'armée des français, mais l'armée d'un gouvernement X qui obéit à des intérêts Y et Z, souvent bien éloignées de ceux des français :/).
Bref ma critique de fond c'est que, n’ayant aucune confiance en l'Etat, et étant au minimum pas très convaincu par ses intentions ("pour la sécurité" alors que tous les budgets régaliens sont en chute libre depuis 30 ans : des baffes se perdent ! ), je ne vois de raison de lui donner des moyens de flicage de masse, du genre ceux rêvés par les totalitarismes.
* : je sais que j'en rajoute, et que l'on en est pas (encore) là. Mais pas la peine de mettre en place toutes les conditions pour que ça puisse arriver un jour.