S'il y a des faisceaux circonstanciés, un juge d'instruction peut être saisi ou se saisir ; s'il n'y en a pas, alors ça veut dire qu'on va enquêter en se basant sur un délit de sale gueule.
La réalité est un peu plus compliquée que ça
1) S'il n'y a pas encore de faits, ton juge ne pourra de toute façon rien faire, par définition (à part pour ce qui correspond à de l'association de malfaiteurs, mais ça ne recouvre pas tout). Typiquement les individus qui sont "radicalisés" ou équivalents : ils n'ont encore rien fait de concret donc la justice ne peut pas s'en mêler. Ça ne me choque pas que la police garde un oeil sur un gars qui se renseigne sur les cocktails Molotov et rassembler du matériel (je souligne que ce n'est pas forcément du terrorisme islamiste). Malgré tout, ton juge d'instruction ne pourra rien faire, vu qu'il n'y a aucun fait à instruire.
2) je ne pense pas qu'il y ait un juge d'instruction dans les affaires d'espionnage ; quand tu lis des bouquins sur le sujet, tu te rends vite compte que les agents étrangers connus sont surveillés régulièrement, même si on n'a rien de précis à leur reprocher (et à nouveau, ça ne me choque pas spécialement).
Je persiste et je signe : on compense le manque de moyens humains par des cataplasmes technologiques qui sont des violations des libertés individuelles (parce que oui, c'est une violation de mes libertés individuelles : personne n'accepterait qu'il ait un robot qui le suive nuit et jour en consignant ses activités sur une année glissante "au cas où on soit un jour sous les projecteurs de la loi"... personne, pas même - et surtout pas ? - nos très chers parlementaires).
bah à ma connaissance, ce n'est pas le cas (ce qui est décrit par la loi sont les données qui sont de toute façon conservée par les opérateurs, comme tes données de facturation). Ou alors j'ai mal lu la loi (oui, j'ai fait l'effort de la lire, à force d'en entendre parler...)