flanker (./27784) :
Je persiste et je signe : on compense le manque de moyens humains par des cataplasmes technologiques qui sont des violations des libertés individuelles (parce que oui, c'est une violation de mes libertés individuelles : personne n'accepterait qu'il ait un robot qui le suive nuit et jour en consignant ses activités sur une année glissante "au cas où on soit un jour sous les projecteurs de la loi"... personne, pas même - et surtout pas ? - nos très chers parlementaires).
bah à ma connaissance, ce n'est pas le cas (ce qui est décrit par la loi sont les données qui sont de toute façon conservée par les opérateurs, comme tes données de facturation). Ou alors j'ai mal lu la loi (oui, j'ai fait l'effort de la lire, à force d'en entendre parler...)
S'il n'y a pas de faits, alors ça veut dire qu'on présuppose qu'une personne est potentiellement en faute alors qu'elle ne l'est pas. C'est donc bien du délit de sale gueule, et ça, ça ne me convient pas.
Après, si une personne a fait des voyages réguliers dans des zones de conflits, ça c'est un fait. Si une personne a été en contact avec d'autres personnes déjà surveillées pour de "bonnes raisons", ça c'est un fait. Et ça peut effectivement permettre la mise en place de moyens d'écoute pour une durée donnée dans un cadre donné.
flanker (./27784) :
2) je ne pense pas qu'il y ait un juge d'instruction dans les affaires d'espionnage ; quand tu lis des bouquins sur le sujet, tu te rends vite compte que les agents étrangers connus sont surveillés régulièrement, même si on n'a rien de précis à leur reprocher (et à nouveau, ça ne me choque pas spécialement).
Si ce sont des agents étrangers à l'étranger, ça me paraît normal. Si ce sont des étrangers en France, ils devraient avoir la protection des droits au titre de leur statut de résident.
Après, qu'il n'y ait pas de juge d'instruction pour les affaires d'espionnage ne me paraît pas une justification en soit : ce que j'indiquais dans mon premier message est que je souhaiterais justement qu'il y ait un tel juge, très spécialisé, qui s'occupe de ce genre d'affaires afin justement d'éviter les abus.
flanker (./27784) :
bah à ma connaissance, ce n'est pas le cas (ce qui est décrit par la loi sont les données qui sont de toute façon conservée par les opérateurs, comme tes données de facturation). Ou alors j'ai mal lu la loi (oui, j'ai fait l'effort de la lire, à force d'en entendre parler...)
Non, les données sont celles stockées par les opérateurs dans le cadres des autres lois de sécurité intérieure qui, à mon sens étaient déjà liberticides (ce serait les données de facturation, ce serait naturel, elles sont stockées pour des raisons comptables ; là ce sont les données de connexion, mais aussi tout un tas de données de connexion ainsi que de métadonnées que les intermédiaires doivent archiver) ; on étend un principe que je trouve par essence anormal à un domaine de plus.