hypothèse gratuite du jour : l'obsession maladive d'une (grande) partie de la gente féminine avec la propreté est liée aux règles.
éléments de théorie :
- Il y a une très longue histoire culturelle et religieuse, quasiment dans le monde entier, qui relie les règles à l'impureté. (contrairement au sang non-menstruel ). Les raisons d'une tel invariant quasi hégémonique me dépassent un peu, mais ce n'est pas vraiment le sujet ici.
- Supposons que les femmes aient intégré ce jugement, au plus profond de leur inconscient et de leur réflexes.
- Alors, par une sorte de mécanisme de compensation, soit parce qu'elles se vivent comme sales/menacées par la saleté, soit pour se faire "pardonner" leur impureté, elles lavent frénétiquement la maison.
- Dans certaines cultures, par exemple en Inde, ce schéma s'applique encore textuellement : le femme en menstruation s'isole, dans une chambre, fait sa propre bouffe, etc. (ainsi elle évite de souiller les autres, ou la bouffe des autres). Une fois ses règles finies, elle nettoie TOUTE la maison à fond, alors même qu'elle ne s'était enfermée que dans une seule pièce.
- J'ai souvent remarqué que cette obsession s'appliquait principalement, voir exclusivement à la maison. On s'en fout que la voiture soit une poubelle, que le bureau respire la poussière depuis 6 mois, mais la maison doit être nettoyée tous les deux jours....
- D'ailleurs c'est typiquement un truc qui ne se voit pas chez les gamines pré-pubères, mais se voit déjà chez les grandes ados.
Quand à l'insouciance des hommes vis-à-vis de la saleté, je n'ai d'autre explication que leur monumentale flemmardise. Par rasoir d'ockham je reste là-dessus faute de mieux
