( et puis ils les ont bien sélectionnés leur anthropologues et sociologues - la majorité, surtout hors de France, est quand même un peu plus réaliste... )
Sinon ce qui est rigolo dans cette branche du féminisme/études de genre/etc, c'est que ça finit de plus en plus par avoir des soucis des cohérences. Pour faire schématique :
- postulat de départ : les hommes et les femmes sont strictement identiques pour tout, sauf des différences purement physique sans aucune importance.*
- Tout essentialisme hommes/femmes (les hommes sont comme ceci, les femmes comme cela ) est donc ridicule, puisque c'est la même chose !
- Du coup toute différence sociale ou comportementale qui existe dans la vie réelle est du à un conditionnement de la société (patriarcale) sur les gens.
- Ce sont les mecs qui se construisent le beau rôle en réduisant les femmes à un niveau inférieur.
- Partout et toujours dans toute société, il y a une différentiation des sexes, donc une tyrannie masculine.
- Les hommes sont donc intrinsèquement diaboliques et méchants. Car en étant pareil que les femmes avec juste un peu plus de muscle ils arrivent à esclavager les femmes à chaque fois ?
- L'homme est donc mauvais et exploiteur par nature, tandis que la femme est innocente (et victime ?) par nature.
- Bref on revient à un essentialisme et à une différentiation, à charge des mecs et qui pose les femmes en victimes, mais bon une essentialisation quand même.
En pratique quand on parcours les blog féministes, on voit que ce danger est très présent, beaucoup tombent dans la haine et l'essentialisation ultra-basique des mecs, assez peu arrivent à garder raison. Il faut dire qu'elles passent la journée à faire tourner en boucle des articles expliquant soit comment les femmes sont des victimes, soit comment l'homme est un super salopard hors-compétition.
* déjà à ce postulat on voit l'idéalisme platonicien de ce courant : car les gens censés savent qu'un physique différent peut impliquer un comportement, voir des pensées différentes, puisque l'on ne vit pas les mêmes expériences charnelles (mais bon, leur demander de lire Nietzche et Cioran, trop dur j'imagine... ), que le corps et la tête c'est lié etc.
PS : en fait on peut faire le même schéma pour l'anti-racisme moderne : ça commence comme un refus de l'essentialisation des races, et ça finit souvent par essentialiser la race caucasienne comme coupable de tous les maux etc.