Brunni (./1850) :
Mais pour le fait que ce soit dégoûtant c'est normal il me semble, on est programmé pour être attiré (= il faut y aller), révulsé (= évite même si elle cherche) ou indifférent aux personnes de sexe opposé, alors que dans le cas du même sexe c'est plutôt une relation de compétition. Une femme qui exhibe divers signes indiquant qu'elle ne sait pas prendre soin de son corps et qu'elle ne donnera ni un enfant en bonne santé, ni ne saura s'en occuper ou survivre pour s'occuper, nous apparaît dégradant pour l'image de la femme en général comme pour ce spécimen en particulier, et il me semble que c'est le cas à l'opposé aussi. C'est assez sain pour la société comme réaction quand on y pense.
Je ne suis pas sûr que ce soit si simple que ça. On est forcément influencé par les modèles qu'on voit ; pour nous, une femme ou un homme "en bonne santé", comme tu dis, a un profil-type qui n'était pas le même qu'il y a 50, 100, 500, 1000 ou 10000 ans. Je pense qu'on n'est pas dans l'ordre de la programmation génétique, mais carrément dans la mémétique, avec ce que ça implique comme atouts (on construit certains choix indépendamment, justement, de cette "programmation génétique", mais du coup on peut en arriver à objectifier l'autre ou soi-même pour répondre à un canon mémétique dans une dimension esthétique, sociale, idéologique, etc.).