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NilLe 15/02/2017 à 11:29
Zerosquare (./2114) :
Il faut voir combien de personnes sont réellement concernées par ces problématiques (ceux à qui ça occasionne des souffrances psychiques), et combien manifestent bruyamment par immaturité, par désir d'attirer l'attention sur eux, pour se donner bonne conscience, pour obtenir des privilèges indus en se posant en victime, ou tout simplement parce que c'est plus amusant et moins difficile que de bosser pour leurs études.

Parmi ceux qui sont désignés sous le terme "SJW", il me semble que la seconde catégorie représente un pourcentage beaucoup plus élevé que la première.
Pour le coup, c'est un mode de fonctionnement qui va toucher toutes les minorités (ou pas, d'ailleurs) qui se sentent opprimées ou en tout cas qui estiment qu'elles vivraient mieux avec une autre reconnaissance. Il y a toujours une majorité silencieuse qui se débrouille plus ou moins socialement avec la condition dans laquelle elle doit se débrouiller, et une minorité qui va au conflit (de différentes façons... ça peut être du lobbying, des manifestations, des témoignages, de la discussion, de la violence...). C'est le cocktail de ces actions de diverses formes qui fait qu'il peut y avoir (ou non) des évolutions sociales. Trouver un équilibre entre ceux qui vont se taire (quitte à prendre des coups en silence), ceux qui vont avoir un discours modéré (d'aucun diraient "tiède") et ceux qui vont agir avec violence ou mauvaise foi est difficile, parce que ce sont souvent les plus extrêmes qui arrivent à rendre quelque chose visible et à provoquer le débat social, mais ce sont aussi les mêmes qui peuvent décrédibiliser ce qu'ils soutiennent.
J'assume ma position "tiède" : j'ai des convictions, certaines évoluent avec le temps, je suis prêt (et même enthousiaste) à en parler et à discuter, s'il y a des évolutions sociales je serai le premier à en être heureux, mais j'ai aussi appris à être "socialement rangé", à ne pas faire de vagues, etc. Ça n'est pas toujours évident (pas que sur ce sujet, d'ailleurs, on me le reproche au boulot ou à propos d'autres discussions, comme par rapport à la religion), parce que je me retrouve dans une situation où je peux être critiqué pour ce que je suis ou ce que je pense, sans avoir non plus le soutien de ceux qui sont plus engagés/extrémistes qui peuvent estimer que je n'assume pas mes opinions ou que je suis un "faux".