Nil (./2111) :
Je pense que c'est moins une volonté de catégorisation qu'un besoin d'avoir un mot pour exprimer ce qu'on est de façon sociale. Parce qu'il manque cet intermédiaire pour parler de soi.
Admettons que les gens veuillent parler d'eux en ces termes, mais je pense que c'est justement ça le problème, ils s'identifient à cette caractéristique somme toute privée et qui ne regarde qu'eux.
C'est d'ailleurs exactement le même problème que les revendications communautaristes dans un modèle assimilationniste.
Je préfère une communauté d'humains à une kyrielle de communautés plus ou moins arbitraires et qui ne s'entendent pas et s'excluent mutuellement. Car c'est bien ce qui arrivera en pratique — on en a d'ailleurs déjà un avant goût avec les décérébrés dont je parlais un peu au dessus.