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NilLe 15/02/2017 à 15:05
Pen^2 (./2118) :
Je préfère une communauté d'humains à une kyrielle de communautés plus ou moins arbitraires et qui ne s'entendent pas et s'excluent mutuellement. Car c'est bien ce qui arrivera en pratique — on en a d'ailleurs déjà un avant goût avec les décérébrés dont je parlais un peu au dessus.
Hum, je suis à la fois d'accord avec toi, sans être d'accord.
Le truc n'est pas d'être communautaire, au contraire. C'est de pouvoir être soi-même hors d'une communauté.
Et c'est assez proche en effet des problématiques de laïcité et de voile : est-ce que le comportement communautaire est de refuser le port du voile intégral partout (donc de ne pas vouloir certaines personnes en certains endroits), ou de porter le voile là où on ne s'y attend pas ?
Mon opinion est qu'on fait tomber les communautarismes justement en acceptant toutes les différences et en acceptant que les gens puissent se présenter publiquement pour ce qu'ils sont. À travers des mots (*genre...) comme des vêtements (soutane, voile, robe, kilt, jupe, maillot d'équipe de foot, costume...).
Et je ne suis pas vraiment d'accord avec un point : cette caractéristique les définit eux, mais induit aussi le regard qu'on va porter sur eux. Un homme qui tient la main d'un autre homme, un homme qui porte une chasuble, etc. Ce que nous sommes, ce qui nous définit, tout ça n'existe pas sans lien social. Il y a des choses qui, pour des raisons culturelles (on est dans une société de la pudeur et où le respect passe par cette pudeur), doivent rester dans l'intimité (ou, en tout cas, n'ont pas à être mis sur la place publique), en particulier la sexualité. Mais là, justement, on ne parle pas de sexualité (ou alors tout est sexualité, et on résout le problème en portant d'immenses toges qui masquent nos corps intégralement).