Folco (./2227) :
Après la barbe a d'autres gros avantages, comme celui de provoquer facilement des frissons 
Et des "ça pique", aussi

Arvi89 (./2228) :
Je pense que beaucoup de femmes le font d'elles mêmes, parce qu'elles trouve ça plus esthétique aussi, et à l'inverse, beaucoup de femmes attendent d'un homme qu'il ait des poils, et vont trouver que ça ne va pas s'il n'en a pas (alors que certains ne sont juste pas poilus, pas de leur faute), mais ça ça passe par contre.
Le truc est dans "plus esthétique". Dans les années 70, c'était la toison qui était à l'honneur, et ça allait de pair avec certains combats féministes, d'ailleurs.
Là, on sort (je pense) quand-même d'une période très particulière. Je prends un exemple très bête : on a une assez impressionnante collection de "J'aime lire", qui commence à la fin des années 70 pour aller jusqu'à aujourd'hui.
Dans les années 70, les histoires sont relativement stéréotypées dans les représentations, mais avec des héroïnes très débrouillardes, libérées, voire meneuses. Ca va dans la lignée d'une assez longue tradition d'héroïnes fortes de la littérature pour enfants comme Claude dans le Club des Cinq (et, pourtant, Enid Blyton n'est pas considérée comme particulièrement féministe, loin de là), ou Fantômette en France.
Les années 80 voient une légère évolution : les stéréotypes disparaissent, avec des princesses indépendantes qui sauvent leur amoureux, des héros fragiles qui s'appuient sur leur entourage (y compris féminin), etc. Ca dure en gros jusqu'aux numéros des années 90-92.
A partir de là, et jusqu'aux années 2005-2008 (on a un gros creux dans la collection entre 2008 et 2014), on tombe à fond dans les gros clichés. Princesses à sauver, qui se marient avec celui qui vient la délivrer sans qu'on sache si oui ou non elle a envie, filles avec des jeux de filles et inversement, etc. La façon de dessiner les personnages change aussi pas mal : le trait est volontairement plus précis, avec plus de différences morphologiques filles/garçons.
Les numéros récents, des 3-4 dernières années, sont dans une toute autre dynamique. Il y a, bien sûr, des points des récits qui vont reprendre des modèles sociaux actuels de la sociologie des cours de récréation (les filles jouent avec les filles et les garçons avec les garçons, et rompre avec ça est généralement un point central de l'intrigue qui va être mis en valeur), mais c'est plus dans un esprit de réalisme et d'ancrage dans la réalité : les filles (et les femmes) reprennent le contrôle de leur vie, et les garçons (et les hommes) ne cherchent pas à s'imposer comme tout-puissants.
L'épilation, pour revenir au sujet, est (en partie au moins, mais pas totalement, comme je le disais, je suis totalement d'accord) un des éléments de l'infantilisation de la femme et de la prise de contrôle (pas forcément consciente) qui est imposée à leur corps.
J'ajoute un dernier point, tout de même : je n'ai rien contre la façon de s'habiller ou de se présenter, bien au contraire. On peut même choisir (pour plein de raisons) de jouer avec ces notions de contrôle et/ou d'infantilisation, lorsqu'on est adulte. Faut-il que ce soit quelque chose de conscient et accepté de façon éclairée.