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NilLe 23/10/2018 à 21:57
Pen^2 (./5149) :
En fait j'évoque ça parce qu'il y a de quoi se demander si parfois on ne traumatise pas plus les gens en leur inculquant qu'ils sont définitivement souillés (notamment les enfants) que l'acte lui même.
(attention je ne soutiens pas le viol et les attouchements, hein, je dis juste qu'on pourrait, peut-être, essayer d'être un peu plus fins sur la gestion du traumatisme.) Typiquement, en disant qu'on ne s'en remet pas de manière péremptoire comme tu viens de le faire, je ne suis pas sûr que ça aide les victimes. Mais j'insiste sur les faire que je décorrèle ça complètement de la punition à appliquer, hein ^^
Pas besoin de le mettre en spoiler, c'est une vraie question smile
J'ai lu il y a peu le témoignage d'une fille qui a été abusée après une soirée alcoolisée, en rentrant chez elle, qui l'a très mal vécu avec beaucoup de culpabilité par rapport au fait d'avoir bu, de ne pas avoir été en mesure de communiquer clairement son refus, etc., qui s'en est remise plutôt bien (autant qu'on puisse l'être) et qui s'est mise à culpabiliser de revivre normalement après ça. Qui prône du coup à la fois l'éducation au niveau social, la sanction contre les abuseurs, et le fait de permettre aux victimes de se sentir un droit à la résilience sans la pression sociale qui va dessus. Mais elle-même disait que ça restait compliqué à défendre comme idée, car ça pouvait être utilisé pour relativiser certains comportements.