Nhut (./5375) :
On appelle ça "la politesse": le fait qu'on ne s'adresse par exemple pas à un inconnu comme on parlerait à notre animal domestique 
Folco (./5380) :
Nil -> pour moi, c’est bien plus dû à la qualité de la personne (supérieur ou autre) qu’à sa qualité intrinsèque. T’en parles comme si c’était passé de mode, mais va essayer de tutoyer un directeur de je ne sais quoi quand tu vas en clientèle, je te souhaite bien deux courage. C’est simplement de la politesse élémentaire.
Ah non, mais attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : le vouvoiement est devenu une marque de politesse. Mais, initialement, il n'est là que pour signifier que certaines personnes auxquelles on s'adresse sont d'une autre nature, d'une autre valeur que nous même (que ce soit le vouvoiement, ou le fait d'employer un auto-possessif à la troisième personne comme "sa seigneurie", "sa sainteté", "son excellence"...).
C'est devenu une marque de politesse indépendante d'une quelconque valeur de la personne en face avec le temps, justement parce que l'égalité en droits des humains est devenue la norme au fur et à mesure des évolutions sociales. Et, aujourd'hui, on est tellement dans ce schéma de politesse que c'est, en réalité, l'inverse qui se produit : lorsqu'un inconnu n'use pas du vouvoiement, on a l'impression qu'il nous estime moins que la moyenne des autres.