Pour revenir à la citation originale, voici un peu de contexte :
Le journaliste : Bruno Latour nous rappelait tout à l’heure qu’il n’y a qu’en France qu’on trouve des climatosceptiques à l’Académie des sciences. On en trouvait aussi à France Télévisions, puisque le groupe a décidé de licencier son monsieur météo pour un livre climatosceptique. En droit, est-ce que l’avocate approuve cette décision et, ensuite, est-ce que c’est pas le risque de faire des martyrs qui iront hurler au terrorisme intellectuel et qui se diront victimes des intégristes climatiques ?
Corinne Lepage : Alors, je suis pas une spécialiste du droit prud’hommal, je suis publiciste, je sais pas si c’est une cause réelle et sérieuse de licenciement, je me prononcerai vraiment pas sur ce point là. La question que vous posez, alors sur l’Académie des sciences, très franchement, c’est une habitude. L’Académie des sciences, elle trouvait que l’amiante c’était vachement bien, que les dioxines ça posait aucun problème en 2013… en 1993. Quand j’ai commencé à m’attaquer au sujet en 1996, on m’a dit « mais pourquoi vous vous occupez de ce sujet, l’Académie des Sciences a dit qu’il y avait aucun problème » ! Donc, je dirais que c’est une constante, cette affaire-là. Mais c’est un peut tristoune, je suis bien d’accord avec vous. Bon. Le deuxième sujet, c’est la question de la liberté d’expression. Moi je suis un grand défenseur de la liberté d’expression, dès lors, si il y a des gens qui ont envie d’être climatosceptiques, c’est leur affaire. Je pense quand même qu’à un moment donné du temps, il va falloir tenir un registre très précis de tous ceux qui se seront prononcés et qui auront agi dans un contexte climatosceptique, pour que dans quelques années ils portent la responsabilité au moins morale de ce qu’ils auront fait.
Vu la question du journaliste, portant principalement sur l’Académie des Sciences et P Verdier, il ne s'agit donc pas de responsables politiques, mais de gens qui parlent publiquement. Genre des scientifiques qui donnent leur avis.