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NilLe 28/04/2008 à 09:09
Bon, j'ai presque tout lu (et j'ai survolé pas mal de choses grin)

Pour répondre en premier lieux à Pollux et à son piano à plein de notes par octaves, je ne vais pas faire une réponse physique, mais plutôt organologique et culturelle. A quoi cela servirait d'avoir un instrument qui ne soit pas utilisable "tel que" et qui ne réponde pas à un canon esthétique donné ?
D'ailleurs, on se rend bien compte, en voyant le lent passage du clavecin comme "clavier de référence" au piano, de ce qu'on gagne et ce qu'on perd.
Le clavecin est physiquement très instable, il faut le réaccorder parfois jusqu'à trois fois par concert. C'est très chiant, mais on peut ainsi le réaccorder en fonction de l'ethétique musicale que l'on recherche (typiquement, si on fait un accompagnement renaissance, on sera dans un tempérament mésotonique ; pour du baroque allemand, plutôt Werkmeister III ; pour du baroque italien, un Vallotti [tiens, d'ailleurs http://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%A9rament_in%C3%A9gal est pas mal foutu est presque exhaustif]).

Sinon, concernant les conson(n)ances (langue a troll is in da troll), je pense que c'est plus complexe que ça. Là aussi, je vais essayer d'apporter une réponse plutôt musicologique que scientifique - parce que chuis plutôt une bite en physique embarrassed.
Si on regarde les évolutions en occident (je pars de ce qui est connu parce que retranscrit, donc le Wester Plain-Chant ou le chant romano-franc), on se rend compte qu'il se construit sur l'unisson, la quinte et l'octave.
(Petit mot à propos de la quinte : si on prend des personnes au hasard dans la rue et qu'on leur demande de chanter le "milieu" d'une octave, 80% va chanter une quinte, 20% une quarte, et des miettes "autre chose" [une sixte, une tierce...]. Cette "statistique" se retrouve en ethnomusicologie, où on se rend compte que c'est à peu près le même facteur qui départage les constructions de gammes dans les sociétés.

Edit : mon patron arrive, j'essaye de finir après