Flanker (./3373) :
On ne doit pas parler des mêmes provinces, alors
Parce que les quelques provinciaux qui étaient avec moi en prépa et qui venaient de petits villages ne pouvaient quasiment pas se faire aider par les collectivités locales (éventuellement l'achat de quelques livres, mais c'est tout)... Ils étaient obligés de bosser l'été pour payer leurs prépa (publique)
Ben, les provinciaux, c'est aussi un autre problème. Lorsque la population n'est pas assez dense, on ne peut pas ouvrir de prépas ... en banlieue, on peut le faire, on va pas s'en priver au prétexte que d'autres gens ont d'autres problèmes, quand même ...
Flanker (./3373) :
Si tu baisses le nombre d'élèves, tu peux dépenser plus par élève, mais ça semble évident, non ?
Et tu as moins de diplômés à la fin, c'est bof ...
Flanker (./3373) :
tu parles donc d'éloigner les prépas du lieu de résidence de la majorité de leurs élèves ?
Ben, les prépas telles que Hoche, Lakanal et Ginette sont fréquentées par de nombreux élèves parisiens, et ça n'a pas l'air de poser problème. Ce serait la même chose, mais pas à Sceaux ou à Versailles

Flanker (./3373) :
mais les prépas, c'est fait pour être dur et que seuls les meilleurs puissent y accéder..
Pas seulement les meilleurs, les élèves pas trop crétins et travailleurs y ont leurs chances, aussi. Il faut juste qu'ils s'en rendent compte.
Flanker (./3373) :
Moui, complètement pas convaincu. Le problème, c'est qu'ils n'en sont pas (en général) capables (le niveau est bien trop faible). Quand les élèves en ont les capacités, les profs sont (ou doivent être) là pour les orienter vers une filière prépa...
Non, c'est faux. Il y a de bons élèves travailleurs en ZEP, qui auraient les moyens de réussir à obtenir, en deux ans, une ENSI ou même mieux. Seulement l'orientation n'est pas faite, et le problème du « c'est loin de chez moi, je sais pas ce que c'est, donc c'est probablement trop dur pour moi » est un vrai problème, qui se résorberait avec l'implantation d'établissements d'excellence dans les zones défavorisées (ce qui est une bien meilleure solution, à mon sens, que la discrimination positive).
Flanker (./3374) :
Dans ce cas, c'est le niveau de la fac qu'il faut relever... Et ça passe par le nombre d'élèves en fac, et leur niveau à la sortie de la terminale
Tu les mets où les élèves qui font partie des baisses d'effectifs de la fac ? Réduire le nombre d'étudiants, ça réduit juste le nombre de personnes éduquées à la fin, c'est pas très utile. Ce qu'il faut c'est augmenter le budget par élève dans l'enseignement supérieur pour que les élèves bénéficient d'un enseignement de meilleure qualité et qu'ils soient plus nombreux à réussir.