Bon, j'ai hésité à répondre, mais finalement j'ai envie de poursuivre le troll

alors voilà :
Pour le nucléaire : effectivement, si les déchets ne prennent (quasiment) pas plus de place que l'uranium source, le seul reproche que j'ai à faire au nucléaire, c'est que cela nous expose beaucoup à la radioactivité (selon notre position géographique bien sûr), et qu'on sait que ça induit des gros problèmes (cf Tchernobyl).
En fait, c'est assez difficile d'avoir des infos objectives sur le nucléaire : sur les sites écolos seuls les inconvénients sont mentionnés, et je ne sais pas où trouver des infos pro-nucléaire.
C'est vrai que si on veut réduire nos émissions de gazs à effets de serre, ça sera difficile de réduire aussi la consommation d'énergie d'origine nucléaire. Mais pour moi la solution est simple : consommer moins. Cela veut dire renoncer à certaines libertés offertes par les outils énergivores. J'estime que ces libertés n'étaient que des illusions dont on se rend compte aujourd'hui qu'elles ne sont pas réalisables. Il y a 200 cents ans, on n'avait pas d'électricité, ça ne nous a pas empêché de vivre. Attention : je ne dis pas que je suis contre la recherche et l'innovation, mais il faut savoir mesurer les avantages et les incovénients de chaque avancée.
Hippopotame (./2987) :
Euh ouais mais je te parle de la réalité, pas du discours politique
Si on regarde les chiffres de la croissance économique et qu'on compare aux chiffres de croissance de la population, par individu on doit être à peu près au stade de la stagnation.
Oui mais justement, cette situation est présentée comme étant catastrophique, car difficile à gérer économiquement. Ségolène Royal vient d'en parler sur France 2, elle tient à relancer la croissance, pour résoudre certains problèmes économiques de la France. Et nombreux sont les partis qui comptent sur ce moyen, Ségolène n'est pas toute seule sur ce chemin.
Moi je pense que c'est une illusion profonde de prôner la croissance comme modèle économique, tout simplement parce que ça consiste à faire payer aux générations futures (en considérant qu'elles seront plus nombreuses qu'aujourd'hui) les coûts d'aujourd'hui. Immédiatement on voit deux problèmes pointer le bout de leur nez :
1 - La terre est finie, on ne peut pas croître à l'infini.
2 - Une seule personne a besoin de plusieurs personnes pour survivre (celles des générations suivantes).
Je trouve ça complètement stupide de s'embarquer dans un tel modèle économique alors que l'on sait qu'il est voué à merder. Autant dès maintenant chercher autre chose qui permette à chacun de vivre de façon autonome (sans compter sur les générations suivantes, donc). N'attendons pas d'être tout serrés les uns contre les autres, étouffant, pour s'apercevoir qu'on n'a plus de place pour accueillir les suivants. Préservons les espaces ruraux dont on a biologiquement besoin.
Ce qui m'écoeure, c'est que je trouve vraiment que cette course à la consommation n'apporte rien
en terme de bonheur (je crois même que c'est plutôt le contraire (pour les uns, l'argent rend tout facile, pour les autres, l'absence d'argent nourrit leur jalousie)), alors faire ça sur le dos de nos gamins je trouve ça dégueulasse.
Ma foi, je ne sais pas.
C'est quand même difficile d'écarter aussi vite l'énorme progrès qu'apporte le confort matériel et la maîtrise de la matière. C'est en passant des anciennes sociétés analphabètes et miséreuses aux sociétés alphabétisées et opulentes que l'homme a pu autant s'épanouir.
J'en suis resté à l'idée que c'est une bonne chose d'apporter la richesse aux démunis.Pourtant je comprends bien ta critique, il faut trouver un équilibre...
Es-tu sûr que les biens matériels nous rendent heureux ? Je n'en suis vraiment pas convaincu.
OK, dormir dans la rue n'est ni facile ni agréable, mais de là à bousculer les autres pour se payer une Ferrari alors qu'une Peugeot suffit (surtout que la vitesse est limitée à 130 km/h au plus), ça devient du luxe. À mon avis on pourrait faire beaucoup beaucoup d'économies si on cessait de mordre à l'hameçon des publicitaires ou autres lobbies qui crééent du besoin là où il n'y en pas réellement.
Oui, l'inconfort ne contribue pas à rendre heureux, mais il ne faut pas confondre le confort avec la facilité ou le luxe. Mais où est la limite entre le confort et le luxe ? Difficile de faire un choix objectif.
Je suis blasé, mon éthique se situe plutôt à gauche qu'à droite, mais entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui est le moins pire ? Les deux semblent se reposer sur des projets qui ne peuvent durer.