kim (./4) :
tu veux dire qu'un écrivain n'existe que par son public contemporain ? Combien de poètes passés à la postérité ont écrit de merveilles, sans jamais rencontrer leur public de leur vivant...
S'ils n'avaient jamais publié, alors ils n'étaient pas des écrivains. S'ils ont été publiés après leur mort, alors on a fait d'eux des écrivains.
Il faut bien définir ce qu'est un écrivain. Quelqu'un qui écrit dans sa chambre et qui brûle ce qu'il écrit au fur et à mesure n'est un écrivain que pour lui même. Devant la société, il n'a pas ce rôle. Contrairement à ce qu'on peut penser, ce n'est pas uniquement l'écrivain qui fait le livre, mais aussi le lecteur. Sans lecteurs, point d'écrivain.
Bien entendu, il est un lecteur qui existera toujours : l'auteur lui-même. Mais c'est un lecteur très particulier, puisqu'il reste dans l'intimité de la création.
Pour moi, on peut pratiquer la profession non pas par cupidité ou par envie de célébrité, mais juste pour le plaisir de coucher des mots.
Je suis totalement d'accord, mais alors le simple fait qu'ils écrivent et présentent leurs créations en fait des écrivains engagés "pour le plaisir des mots", et ce même malgré eux

En outre, j'ai l'impression que tu penses que je mets en relation "publication" et "célébrité", or ce n'est absolument pas vrai. "publication" a pour moi valeur d' "exister" pour un écrivain. De la même façon qu'un instrumentiste qui joue dans une cellule capitonnée ne va jouer que pour lui même et n'aura, pour la société, aucune fonction de musicien.
Mais (encore) ça revient à définir ce qu'est et ce que n'est pas un écrivain, et à l'opposer avec (attention l'affreux néologisme) un "écriveur".