Hippopotame (./1154) :
Là par exemple je veux bien être d'accord avec la première partie de la phrase, mais pas la dernière. Le but est de punir, avant de faire comprendre. Qu'un coupable ne soit pas dans une disposition d'esprit telle qu'il puisse comprendre et accepter la peine, admettre sa culpabilité et compagnie, ça ne doit pas empêcher de prononcer cette peine (sinon il n'y aurait plus de peines du tout).
On parle de deux choses différentes, là... moi je dis juste que si la personne ne comprends pas pourquoi elle est punie, alors ça ne sera pas vécu comme une punition, mais de l'injustice. Ou alors tu acceptes le fait que la punition ne soit pas que pour punir l'individu, mais aussi pour donner un signe à la société (ça me va aussi, hein, il faut juste qu'on soit clair sur le propos).
Hippopotame (./1154) :
En ce qui concerne la maladie... bon, c'est à prendre en compte, mais il faut veiller à ne pas en donner une définition trop extensive. À peu près tous les criminels, si on adopte un point de vue maximaliste, sont malades en un certain sens, ont une psyché anormale, sans laquelle il ne se seraient pas livré à un acte antisocial grave. Si on ne veut pas que cette tautologie supprime toute justice, il faut restreindre la maladie à des troubles du jugement profonds et clairs.
Je suis totalement d'accord (j'ai failli faire un topo là dessus, mais je n'en ai pas eu le temps/le courage).
Hippopotame (./1154) :
Il ne faut pas non plus cacher la responsabilité derrière la maladie. Un pédophile est malade et souvent il en a conscience.
On est d'accord.
Hippopotame (./1154) :
Mais un pédophile qui passe à l'acte est un criminel pour de vrai, il a pris une décision en connaissance de cause, il aurait pu se contenter du fantasme ou de la thérapie. La justice ne peut pas se contenter de ne lui infliger que de la thérapie, ce serait absurde.
Oui et non, ça dépend du type de pédophile, dans ce cas. Le fantasmeur qui va au-delà du fantasme alors qu'il en est conscient (même s'il sait que c'est mal et souffre de ça) rentre dans ce cadre. Le pédophile qui (comme un Marc Dutrou, par exemple) n'est pas un "pédophile primaire" mais dont les actes pédophiles sont une conséquence de troubles psychologiques plus forts n'y entre pas (dans le cadre, voyons

).