1153Fermer1155
HippopotameLe 29/04/2011 à 11:56
Nil (./1151) :
Le problème, c'est que lorsqu'on est dans le cas d'une personne qui agit parce qu'elle est malade, la punition n'est pas toujours la solution à apporter, parce qu'elle ne peut pas être comprise.

Là par exemple je veux bien être d'accord avec la première partie de la phrase, mais pas la dernière. Le but est de punir, avant de faire comprendre. Qu'un coupable ne soit pas dans une disposition d'esprit telle qu'il puisse comprendre et accepter la peine, admettre sa culpabilité et compagnie, ça ne doit pas empêcher de prononcer cette peine (sinon il n'y aurait plus de peines du tout).
Évidemment, la prise de conscience est un plus appréciable, mais à nouveau ce n'est pas le but principal.


En ce qui concerne la maladie... bon, c'est à prendre en compte, mais il faut veiller à ne pas en donner une définition trop extensive. À peu près tous les criminels, si on adopte un point de vue maximaliste, sont malades en un certain sens, ont une psyché anormale, sans laquelle il ne se seraient pas livré à un acte antisocial grave. Si on ne veut pas que cette tautologie supprime toute justice, il faut restreindre la maladie à des troubles du jugement profonds et clairs.


Il ne faut pas non plus cacher la responsabilité derrière la maladie.
Un pédophile est malade et souvent il en a conscience.
Mais un pédophile qui passe à l'acte est un criminel pour de vrai, il a pris une décision en connaissance de cause, il aurait pu se contenter du fantasme ou de la thérapie. La justice ne peut pas se contenter de ne lui infliger que de la thérapie, ce serait absurde.