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BrunniOn the 2019-09-08 at 07:19am
Si tu veux mon analyse sociologique au doigt mouillé sur les faits, je pense que c'est juste le symptôme d'une incapacité de certaines femmes à s'adapter à la société moderne.

Traditionnellement, les femmes ont toujours fonctionné sur le modèle du jugement, du shaming, et de la population collective. En gros si tu as fait quelque chose de terrible (selon son jugement) à une femme du village, elle va se débrouiller pour que ça se sache, et on l'écoutera, et tu seras exclus totalement, car aucune femme ne voudra de toi et bye bye ta descendance. Ce qui en termes primitifs signifie une forme de mort. C'est quelque chose d'une puissance énorme, que les femmes ont toujours pratiqué.

Et le pire c'est que même dans notre société actuelle ça marche encore très bien. On peut donner des exemples de mouvements récents comme #balancetonporc, ou le scandale de Julien Blanc. Ce qu'une poignée de japonaises dans leur coin a créé, suite à la visualisation d'une vidéo : l'impossibilité pour ce mec de visiter plusieurs pays dont les UK et l'Australie, et une destruction totale de sa vie. Le faire souffrir beaucoup, longtemps, ainsi que ceux autour de lui. Imaginez quand même un peu.

Mais les temps changent. Avec la mondialisation, il devient plus facile pour un homme de simplement parler à des milliers de filles, pour tomber sur une qui n'aura pas entendu les rumeurs sur lui (et pas d'entourage pour le lui rappeler), et quand même vivre heureux et achever sa descendance. C'est moins effrayant que ça ne l'était à l'époque. C'est pour ça que ce pouvoir de shaming a légèrement baissé d'intensité. Et comme souvent quand une chose marche moins bien, le seul réflexe humain c'est de l'utiliser de façon encore plus extrême, jusque dans ses derniers retranchements, tant qu'on n'a pas une autre solution.

Les femmes doivent trouver une solution à ce problème de société, de la même manière que le 21ème siècle a apporté des tonnes de problèmes aux hommes, et c'est le moment de s'y mettre un peu d'ailleurs. Ce n'est pas notre boulot de résoudre ça pour elles, on a assez à faire. Croyons un peu en elles, et en leur propre capacité de se démerder. Ça c'est féministe. Pour prendre l'exemple plus haut : quand tu fais un burnout c'est que tu as des choses à apprendre sur toi-même, que ce que tu as fait jusque là est terriblement faux. Ça ne vient pas comme ça (pour info j'en ai fait 2, et je suis un homme). Mais non, au lieu d'apprendre, on continue de faire ce qu'on a toujours fait (toujours plus de shaming, de déresponsabilisation, de faute sur les autres…). On préfère apprendre aux autres, plutôt que commencer à apprendre soi-même, pour entamer une évolution, la seule qui donnerait l'espoir de fixer ce problème de société.