Je suis en train de réapprendre à utiliser LibreOffice (Writer) parce que je bosse pour une association qui doit éditer un livret musical à destination des chanteurs.
Alors, comment dire, certes, c'est utilisable… Mais nom de dieu, si c'est ça l'alternative choisie par le gouvernement pour remplacer Microsoft Office, je comprends pourquoi il a fait chialer quelques Josiane quand il a fallu faire les transitions.
- La performance globale du bouzin : c'est simple, Writer se traîne dès qu'il y a trop de sections à son goût ou quand il y a beaucoup de pages et des sections à charger. C'est encore pire quand on dézoome pour avoir plusieurs pages de visu. Et tout ça sur un i7-5820K, un putain d'hexacore hyperthreadé. J'ai l'impression de revenir à la belle époque où j'utilisais Word 97 sur un 486 SX-2/50.
- Quand il a chargé un document, il ne le fait pas complètement. Il ne faut surtout pas faire le défiler trop rapidement parce que sinon il ajoute des sections entièrement vides et le nombre de pages du document devient faux. Pour avoir le bon nombre de pages, il faut dézoomer au maximum avec les ralentissements décrits plus hauts.
- La gestion des espacements entre les paragraphes : en points pour Word, en centimètres pour Writer. Je suis censé faire les conversions moi-même

- La mise en forme des tables des matières. Je crois que je n'ai jamais vu d'aussi complètement pété. Contrairement à Word, Writer propose de faire des tables des matières sur plusieurs colonnes. Bien. Il propose même une petite interface qui permet définir les niveaux indépendamment des styles, c'est très bien. Le problème, c'est que personne n'a pensé à la mise en page après coup. En effet, un taquet d'alignement à droite est systématiquement ajouté à la marge droite de la page en cours, indépendamment du nombre de colonnes que comporte celle-ci. Ce qui veut dire que quel que soit le nombre de colonnes choisi, les numéros de pages seront systématiquement alignés selon la largeur absolue de la page, par rapport à la marge gauche de la colonne en cours. Résultat : ils se retrouvent hors du champ visible et on a de jolis points de suite qui vont mourir hors de la feuille.
Bon, après, Word est incapable de faire ça nativement. Mais une solution de contournement existe : on encapsule la table des matières dans une section, on transforme tout ça sur deux colonnes, et on se retrouve comme dans Writer avec les points de suite qui s'étendent trop loin.
C'est là où ce qui était un poil gênant devant carrément UNE PUTAIN DE CHIANTERIE SANS NOM. Dans Word, pour corriger ça, on sélectionne toutes les lignes de la table des matières, on rajoute un taquet d'alignement à droite sur le bord droit de la colonne la plus à gauche, et c'est réglé. Dans Writer, il faut sélectionner chaque ligne de la table des matières et régler les tabulations soit à la souris (peu précis), soit par un menu contextuel, à la rubrique « Tabulations » :

Plusieurs problèmes à cette interface : - Je ne peux pas ajouter de nouvelle tabulations sans que je supprime TOUTES LES AUTRES,
- Je ne peux pas mettre à jour une tabulation, parce qu'il n'y a pas de bouton pour ça,
- Je ne peux rajouter qu'une seule tabulation à la fois. Si je veux en rajouter une deuxième, je dois cliquer sur OK puis revenir dans cette interface.
ET TOUT ÇA POUR METTRE EN FORME UNE PUTAIN DE TABLE DES MATIÈRES SUR DEUX COLONNES.