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ColasLe 12/04/2007 à 23:48
On peut refaire l'analyse du Contrat Première Embauche et de la Loi pour l'Égalité des Chances. Mes arguments :

- Apprentissage à 14 ans. Les employeurs ne titulariseront pas les apprentis à 16 ans, mais attendrons 18 ans, à cause des des formalités excessives pour employer des mineurs. Cela va donc réduire le nombre d'apprentits, puisqu'ils le resteront deux fois plus longtemps. L'apprentissage n'est pas attractif, malgré les efforts de communication. Le gouvernement en a rajouté une couche après les émeutes des banlieues, en sous-entandant que l'apprentissage était pour les ratés.

- Le Contrat Première Embauche lui-même. L'employeur peut licencier l'employé sans justification, ce qui est illégal. En effet, les lois internationales obligent à motiver le renvoi. D'ailleurs, les tribunaux français ont commencé à invalider des CNE, en les requalifiant en CDI.
Contrairement au CDD, que l'employer ne peut utiliser pour remplacer un employé remercié, et qui est limité à deux renouvellements, le CPE est illimité, et pourra être renouvelé autant de fois que nécessaire, après un délai de 3 mois. Pourquoi les employeurs en abuseraient-ils, me demanderez-vous ? Ils n'y ont aucun intérêt !
Sauf qu'on constate de nombreuses irrégularités avec les CDD, et maintenant avec les CNE. Alors, qu'est ce que ça aurait été avec les CPE !?!

Le fait de passer par le 49-3 pour faire accepter la LEC, et le fait de refuser tout dialogue social n'a arrange pas les choses, et ne laisse pas à penser que le CPE était une si bonne chose.
Avant de dire que le CPE existait déjà dans d'autres pays, vérifiez bien vos sources, je vous le conseille smile On est jamais trop prudents...

Sur la prétendue "utilité" du CPE. Les CNE n'ont pas créé d'emploi. Quand on parle du chiffre du chômage, il serait bien de citer des chiffres sérieux, pas ceux du gouvernement relayés pas la presse. En effet, ils ne tiennent pas compte des temps partiels non voulus (qui devraient être considérés comme en partie chômeurs), des chômeurs en fin de droit, de ceux s'étant découragés de l'ANPE, etc.

Alors, introduire davantage de flexibilité permettrait-t'il de relancer l'emploi, et surtout celui des jeuns ?
Devrons-nous arriver à des années de stage non payés, suivies par d'autres années de contrats précaires, pour enfin arriver à un vrai contrat?
Pour info, si la majeure partie des employés bénéficie d'un CDI, cette part chez les jeunes est bien inférieure.
L'histoire de "faire confiance" aux jeunes est du pipeau. Le travail, y en-a-t'il ou non ? Il faut savoir le partager, et aussi le créer. On nous parle sans cesse des PME qui sont "surchargées de charges", etc. Mais leur plus grande difficulté, ce n'est pas ça : c'est la conduite des grandes entreprises. Multinationales, groupes pétroliers, grande distriburtion, groupes de presses, tout ce beau monde lié aux trafiques mondiaux d'armements et de recel d'influence (je ne prends pas pour exemple un ami de Sarkozy, dont vous avez peut-être le nom sur votre téléphone portable), abusent de la sous-traitance, et engragnent d'énormes bénéfices, pendant que les PME à qui ils imposent, à coups d'entente illégale faussant la concurence, des conditions iniques, ont beaucoup plus de mal.

Après, si on veut développer un débat sur l'état de l'économie, je pensequ'il faut impérativement passer par une analyse du système économique...