Nil (./39) :
The_CUrE (./37) :
Il y a aussi à prendre en compte le problème des filières qui ne mènent nulle part, dont on pourrait inclure les sujets dans des cursus plus globaux et plus efficaces, au lieu de spécialiser dans une voie de garage.
Ca, j'avoue être d'accord. Mais je le présenterai autrement : que les filières qui "mènent nulle part" ou que les filières particulièrement professionnalisantes possèdent un tronc commun fort mais avec un coefficient pas forcément élevé (à débattre), pour permettre à ceux qui le désirent - ou ceux qui se rendent compte qu'ils ne peuvent pas continuer, typiquement dans les sections de techniques de la musique, de la danse ou pour sportifs - de reprendre un cursus généraliste par la suite.
D'ailleurs, les classes pour sportifs de haut niveau sont une excellente chose. On peut faire un cursus scientifique et du sport de haut niveau. En musique, il faut soit te démerder, soit prendre une voie de garage dans 80% des cas 
The_CUrE (./37) :
Pour reprendre brièvement ce qu'on disait sur l'épanouissement, je ne le vois pas comme le "but" de l'école et des études mais c'est un atout, après plutôt que de le mettre en avant, voire en parler prioritairement vis-à-vis de la formation, il "vaudrait mieux" que ça vienne "naturellement", c'est un peu difficile à exprimer, mais je crois que tu saisis mon point de vue.
Oui, enfin... ça dépend ce que tu appelles épanouissement, aussi. J'y fais rentrer la culture, la connaissance, le fait d'être éclairé et de savoir choisir, etc. Et ça passe par des enseignements "secondaires" (d'ailleurs, avoir un enseignement sans discipline artistique est assez récent ; avant, ça faisait partie des éléments indispensables et même primordiaux).
Je ne pensais pas ici aux filières X-Etudes, sur lesquelles je suis ignare parce que je m'en fous, mais plus à des parcours comme histoire ou psycho, qui, seuls, sans embrayage postérieur, ne mènent plus à grand-chose, dans des voies saturées d'élèves aigris et désabusés...
Quand à l'enseignement artistique, le mien a été relativement à chier (musique par une folle absolument incapable d'enseigner sans menacer quasiment de mort, dessin par un espèce d'allumé, puis par un type qui aimait trop l'art pour réussir à en communiquer globalement son amour à une classe de demeurés), et j'ai préféré apprendre de mon côté, puisque j'en ai eu la chance... En revanche, je te rejoins complètement sur un point simple : la BALANCE, l'EQUILIBRE, et malheureusement on le perd...
Sinon pour revenir également sur le français, si au lieu d'enseigner les aspects complétifs/supplétifs et autres propositions indicativo-progressivo-itératives, et qu'on revenait à "sujet-verbe-complément", complément circonstanciel, cod, coi, article, pronom et qu'on faisait analyser plus tard la littérature sur le fond et non pas à 150% sur la forme comme j'ai eu (genre décrire l'ambiance et le message d'un poème par ses allitérations... j'ai tellement voulu mordre mon prof...), où ma prof de lettres de terminale nous a quand même expliqué que Le Joueur d'Echecs de Zweig parle d'enfermement, d'ailleurs c'est l'illustration de la couverture de l'édition livre de poche (sic)... et qui réussit à créer un contresens littéraire dans sa présentation de Ubu et de la pataphysique... je te jure y a de quoi souhaiter le lynchage public... Non seulement ça décourage les élèves, mais en plus ils retiennent des infos fausses...