Uther (./5334) :
Sauf que l'exemple est il si éloigné que ça ? Certes je ne remet pas en question que la situation des femmes est généralement bien plus enviable que celle des esclaves.
Mais dans les deux cas on a une négation d'un droit à l'égalité de traitement avec des compensations discutables et une situation entretenue par le patriarcat pseudo-bienveillant qui soutient que ces personnes ne sont pas capables de se débrouiller assez bien par elles-mêmes.
La négation de l'égalité de traitement des esclaves était incontestable, même par ceux qui défendaient l'esclavage.
La négation de l'égalité de traitement des femmes reste en grande partie à prouver. Je rappelle quand même que ça fait plusieurs décennies que les lois sont les mêmes indépendamment du sexe de la personne, et que les discriminations sur ce point sont illégales. Certes, ça ne garantit pas que ça ne se produit jamais, mais c'est quand même une différence majeure par rapport à la situation des esclaves.
Par ailleurs, on peut critiquer le féminisme moderne sans pour autant penser que les femmes sont incapables de se débrouiller par elles-mêmes.
Folco (./5320) :
Si à la moindre conséquence négative possible, on décrète que le status-quo, alors ça veut dire qu'on ne fera plus jamais rien.
Le bilan global est complexe à faire en effet. Mais c'est déjà suffisant pour invalider les dires de certain(e)s qui prétendent haut et fort que les changements n'ont que des avantages pour les femmes (voire pour les hommes).
Uther (./5335) :
Et je préempte encore la réponse habituelle. Il y en a (certes moins que les hommes) qui étaient tout a fait capables et volontaires pour figurer dans cet organigramme.
On en a déjà discuté.
Admettons que les compétences et l'ancienneté aient été la même pour les candidats hommes et femmes. Il reste plein d'autres facteurs :
- Quel pourcentage de candidates y avait-il ? S'il y a une majorité de candidats masculins, même une sélection non biaisée donnera davantage de sélectionnés du côté masculin.
- Étaient-elles prêtes à s'investir autant que les candidats hommes (heures sup', présence à des réunions tardives, etc.) ?
- Ont-elles mis en valeur et défendu leur candidature aussi ardemment que les candidats hommes ?
- Leur networking (pour être poli) / léchage de bottes (pour l'être moins) était-il aussi bon que celui des hommes ?
Etc., etc.
Si tu arrives à neutraliser tout ces facteurs et que tu constates que le sexe de la personne a encore une influence non négligeable, alors tu pourras effectivement conclure qu'il y a du sexisme... dans ton entreprise. Ça te donnera un point de données, sur une question qui se pose à l'échelle d'un pays.