Uther (./3579) :
very (./3576) :
Bauf, il se créé, se stimule, se gonfle tout seul surtout. Dans une économie qui tourne bien, on a pas vraiment besoin de "partager" explicitement le travail, il y en a 'naturellement' pour tout le monde (i.e un taux de chômage structurel à ~4% ) d'où ensuite une pression à la hausse des salaires, surtout si tes frontières ne sont pas trop des passoires.
Oui bien sur dans "tout va peour le mieux dans le meilleur des mondes". Il faut redescendre sur terre de temps en temps. Le pays que tu me décris n'est pas la France et ne le sera pas du jour au lendemain si NS était élu.
Je suis bien d'accord, ce n'était pas mon propos: Je voulais juste dire par là que le concept de 'partager autoritairement le travail' n'a jamais marché, nul part, et ne marchera jamais..
Uther (./3581) :
Je ne connais pas le nombre exact, mais il est clairement prouvé que ça a créé beaucoup d'emploi même si ça a été moitié moins que intitialement prévu par Martine Aubry.

( c'est ce que j'ai trouvé de plus beau, ça se vérifie assez bien sur insee/eurostat mais flemme de chercher les beau graphiques. )
ça en a p-t créer chez les fonctionnaires, mais on voit clairement pas d'effets 'énorme' sur le chômage.. (si on applique la théorie du gâteaux, ça aurait du créer ~10% de travailleurs en plus...)
Le bilan est encore controversé, car historiquement trop proche bien sur.
Pour citer l'OCDE:
«Au total, les effets de court terme de cette mesure ont très probablement été positifs sur l’emploi. Dans une perspective de plus long terme, on peut craindre que cette politique de réduction collective du temps de travail pèse lourdement sur les finances publiques et qu’elle ait entamé le potentiel de croissance économique.»
bref, seulement entre 200 000 (medef) et 400 000 ( Aubry) emplois p-t crées immédiatement –aucune réel dynamique économique crée, par contre–, mais l'état qui paye 16 milliards/an (et donc doit les prélever..) et les entreprises qui perdent en compétitivité: à moyen-long terme il faut vraiment être motivé pour dire que le bilan est positif..
De toute manière, théoriquement, toutes les politiques de partage autoritaire du travail, pour que ça puisse marcher un minimum, il faut être en vase clos. ( par les frontière, ou par la technologie, .. )
Peut-être que le sens de l'histoire est effectivement qu'un jour l'homme ait tellement capitalisé (en biens et en connaissance..) qu'il ne travaillera que 10h par semaine ou mieux encore que chacun accomplisse sa passion... Perso, j'ai rien contre, je trouverais même ça cool. (je travail un mois, pars 5 en voyage, reviens bosser un mois, étudie un sujet 5 mois..Ou alors je télétravil un jour/semaine en voyageant..). Je pense même qu'il est plus facile de se débarrasser du travail ( au niveau de l'activité personnelle structurante ) qu'on ne le dit souvent. (ça ne veut pas dire qu'il ne faut avoir aucune activité..). Je ne pense pas réellement que tout le monde se 'réalise' pleinement dans son travail –je n'ai jamais entendue de pareille connerie– , je pense que presque tous les boulots sont souvent très chiants....
Pour revenir à notre contexte, la réalité historique, c'est exactement l'inverse: c'est lorsque le chômage est très faible (structurel, vers 3% quoi ) que les salariées sont en position de force et peuvent alors imposer une baisse de la quantité de travail. Le rapport de force correspond, comme souvent en économie, à une évolution 'normale' c'est-à-dire bénéfique, et c'est effectivement lorsque ça se passe comme ça que ça n'altère pas trop sensiblement la croissance.
Mais bon voilà, notre période actuelle ne se prête pas de suite à ces changements –dans nos contrés–: il faut d'une part savoir l'accepter, de l'autre ne pas trop se plaindre: historiquement et géographiquement, y'a (eu) plus dure..