Hippopotame (./862) :
L'erreur est humaine toussa et c'est pas une caractéristique du progrès. Par contre le progrès des techniques de restauration a permis de redonner vie à des oeuvres qu'on pensait à jamais perdues !
Le problème (et je pense que tu ne peux le nier), c'est que nos capacités à bien faire sont bien plus importantes qu'au moyen-âge, mais qu'avec ça nos capacités à mal faire (ou à faire le mal) ont largement plus d'impact.
Tu détaches l'erreur humaine du progrès, tu oublies peut-être que le progrès est profondément humain (voire sous un certain point de vue, extrêmement humaniste).
Tu donnes l'exemple de l'artisan et de sa bourde, je reprends donc le même. Il y a 500 ans, envoyer une flèche sur quelqu'un c'était "au pire" risquer un imbroglio politique et une guerre. Aujourd'hui, remplace flèche par arme atomique ou nucléaire, et l'histoire prend un tout autre sens. On peut faire les mêmes erreurs qu'avant (politique de la terre brulée, massacres, toussah), mais en pire et en plus rapide. Et une grande rapidité d'action implique une force bien plus importante pour changer de cap.