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HippopotameLe 08/02/2007 à 19:04
montreuillois (./859) :
Pourquoi n'apprécieraient-ils pas les rendements actuels tant que nous produisons assez.

Oui, alors ça d'accord. On entre dans un autre problème qui est celui de la distribution.
Tout ce que je voudrais dire c'est que la simple arithmétique brutale, qui constate que la production est suffisante pour répondre à la demande, ne suffit pas pour comprendre toutes les complexités du problème. D'abord, les gens à travers le monde n'ont pas le même mode de vie alimentaire. Ensuite il y a des problèmes de prix. Enfin chaque pays tente normalement de veiller à sa souveraineté alimentaire. Bref il y a plein de complications politiques et culturelles.

Cela dit, quand bien même nous serions capables de produire pour le monde entier de façon satisfaisante, le progrès est toujours une bonne chose : on pourrait chercher à polluer moins et à user moins les sols, et à cultiver sur de moins grandes surfaces.
Après, bien loin de moi l'utopie de croire qu'il y aura du jour au lendemain des changemens macro-économiques structurels et radicaux qui leurs permettront d'en profiter. Mais d'un certain côté... croistu vraiment qu'ils profiteront de ces nouveaux procédés, même si la caractère innifensif se révèle indéniable ?

Mais ils en profitent déjà ! En fait je pense vraiment que l'ancien Tiers Monde est engagé dans un grand mouvement de démocratisation et de modernisation (alors que nous, malheureusement, suivons le chemin inverse.)
Je pense qu'avec ce genre de procédés (car c'est bien de génétique dont on parle), ce n'est pas sur 2 ou 3 décénnies que l'on peut évaluer réellement l'impact, mais sur plusieurs générations probablement.

Ben, euh, non, pourquoi? Bien entendu on peut toujours imaginer qu'il y aura une découverte monumentale dans la science, que nos théories s'effondreront et que d'horribles dangers apparaîtront, mais on n'a pas à parier là dessus... S'il avait fallu attendre 2 ou 3 générations pour adopter la machine à vapeur, les hydrocarbures, le nucléaire, le laser et les semi-conducteurs... ben on serait en retard.

D'un certain autre côté, un enfant à 3 yeux et 4 bras, ça peut être pratique grin (j'exagère bien entendu... quoique).

Quand tu caresses un chat, quand tu manges un bout de viande ou quand tu fais un bisou à ta copine, ton organisme n'incorpore pas d'ADN du chat, du bifteck ou de la copine... Ben la c'est pareil ! L'ADN ne se transmet pas comme ça... wink
C'est pour celà qu'il faudrait revoir la donne selon moi

Ah, ça je dis pas le contraire, vivement la révolution.

Nil (./861) :
Je réitère ce que j'ai dit, c'est un scientifique de Monsanto qui l'a avoué lui-même à une émission du téléphone sonne passée l'an dernier.

Hmmm qu'est ce que tu as dit ?
Qu'essaye-t'on de faire aujourd'hui ? De remplacer la voiture par les transports en commun qui ont été abandonnés au début du XXème siècle (les tramways). Curieux, non ?

On n'arrête pas le progrès !!! smile

Non, sérieusement :
La voiture a été un progrès gigantesque ! Et je ne parle pas seulement de niveau de vie, mais de progrès politique ! La conquête de la libre circulation a fait énormément pour l'épanouissement des libertés individuelles, et c'est la voiture qui a réalisé cela.
Dans la Russie soviétique, où les déplacements étaient strictement contrôlées même à l'intérieur du pays, la possession d'une voiture était un privilège réservé à l'élite. Un observateur martien, ou un historien du futur, pourrait je pense corréler la progression des libertés en Russie après la chute de l'URSS, à l'équipement croissant de la population en automobiles !

Bon, ensuite, quand on arrive à un stade comme le notre où la société est imbibée de voitures, où tout le monde peut raisonnablement s'en payer une, alors on se dit avec justesse que c'est polluant et ça pue et on essaie de passer à autre chose. C'est très bien, où est le problème?

Je sais que tu ne me réponds pas, mais je partage cet avis, donc je réponds quand même. Ce n'est pas une question de risque zéro, c'est une question de répercussion des risques. Le problème vient du fait qu'on ne sait pas quelles vont être les répercussions à long terme de ces produits non seulement sur les organismes qui vont les ingérés, mais aussi sur la nature qui va voir de nouvelles espèces végétales (plus fortes que les anciennes) se reproduire avec les anciennes,

Bon en fait soyons clairs : si, on sait essentiellement quelles seront ces répercussions, et ce ne sont ni plus ni moins les mêmes que pour un organisme non modifié. D'ailleurs la nourriture que tu consommes aujourd'hui, même non OGM, est à 99% MODIFIEE par l'Homme, les lignées sont sélectionnées depuis très longtemps et ça n'a franchement plus rien de naturel (Tu sais à quoi ressemblait le blé, avant que nos lointains ancêtres ne décident d'obtenir de gros épis?).
Il n'y a pas de différence qualitative entre les OGM et les organismes non modifiés mais sélectionnées (il n'y a qu'une différence technique, de facilité et de rapidité) : la nature ne connait pas la notion de pureté génétique.
au risque de perdre la racine de ces espèces (tiens, ça me ferait "marrer" que dans 150 ans des sociétés se montent pour faire des OGM d'OGM pour revenir aux espèces originelles).

Ah ça c'est très juste, mais c'est encore un autre problème, et d'ailleurs il y a de plus en plus de gens qui s'attèlent à préserver la biodiversité, au pire en constituant des bibliothèques génétiques de semences et autres.
Tu avais plusieurs fois pris l'exemple des boutures et des croisements en faisant un parallèle. Le problème, c'est qu'avec ces techniques, si la combinaison n'est pas viable, elle ne tient pas dans la nature (exemple typique de l'âne, du cheval et de la mule). Alors que là, on a les capacités de donner les armes de façon artificielle à une combinaison qui ne tiendrait pas en temps normal.

Mais il y a des tas de plantes non génétiquement modifiées qui ne sont plus (ou très peu) capables de survivre dans la nature sans l'agriculture humaine ! Des plantes dont le rendement est désormais déraisonnable au regard de la sélection naturelle, et qui ne se perpétuent que parce que nous sommes là pour les aider.
Là encore les OGM ne sont nullement caractéristiques de cette situation.