Hippopotame (./124) :
./118 :Je pense qu'il n'y a pas d'analogie entre la perte de valeur des objets physiques et celle des objets immatériels. Le capital physique, la voiture ou la banane, s'érode parce qu'il s'use ou se consomme. Mais il n'y a pas de dégradation des biens logiciels.
Euh dans l'immobilier par exemple il peut y avoir une énorme perte/prise de valeur suivant que le quartier devient délaissé/demandé -- et c'est totalement indépendant de l'état du bâtiment physique... Donc si j'en crois t'as définition de l'immatériel, le bâtiment est "partiellement" immatériel : c'est la part qui est ouverte aux spéculations et qui peut perdre/gagner de la valeur, alors qu'il y a une part matérielle qui est liée au fait que le toit, les meubles, toussa c'est du concret et ça ne va pas se dévaluer en fonction de l'environnement.
Moi ce que je crois c'est que c'est une frontière assez arbitraire, et que même les meubles par exemple peuvent avoir une valeur assez spéculative, alors que dans certains cas la valeur liée au positionnement de l'immeuble peut être tellement stable que ses caractéristiques le rapprochent plus de ce que tu appelles le matériel... Et tu retrouves tout ça à des degrés divers dans n'importe quel produit

Alors exprimons les choses d'un autre point de vue :L'émetteur de cette "devise" est considérablement moins crédible qu'un état. Autrement dit, la valeur naturelle de cette monnaie est peut être non nulle, mais elle est microscopique. L'acteur qui a été irrationel dans l'affaire, c'est celui qui a acheté le terrain : son prix était bien au dessus du taux de change logique. Si tout le monde fait pareil, ça s'appelle une bulle, c'est purement spéculatif, et à un moment il y aura une correction douloureuse.
Ah ben absolument, si une société au chiffre d'affaires de 100k€ a une "devise" qui a un volume de plusieurs millions d'€ il faudrait se poser des questions

Mais tant que ça reste raisonnable et que c'est assez clair que c'est dans l'intérêt de la société de continuer à jouer le jeu : par exemple, parce que la valeur qu'ont ces terrains est au coeur du business model de la boîte et que ça casserait tout si n'importe qui pouvait se mettre à acheter un terrain. Regarde Mercedes/BMW/Audi : eux aussi sont dans l'économie de l'immatériel, ils ont une infinité de logos qu'ils pourraient apposer sur des millions de voitures (et que des gens pourraient acheter relativement cher), seulement c'est dans leur intérêt d'en faire peu pour pas que leur marque devienne trop commune

(et c'est d'ailleurs pour ça que les gens sont prêts à payer ce prix-là)
Au fait, tu ne m'as pas répondu : tu me les achètes, ces terrains sur Pluton ? 
Non, je n'en aurai pas l'utilité, donc si le prix est strictement positif je ne les achèterai pas ^^ (enfin quoique, ça peut être

d'avoir des terrains sur Pluton, donc je veux bien te les acheter 1€ si j'ai un certificat en bonne et due forme avec toutes les informations nécessaires [carte, coordonnées, etc]

)
Et comment?
Tu vas cultiver des patates virtuelles sur ton terrain virtuel?
Oui, pour les vendre aux gens virtuels en leur faisant de la pub réelle pour un sponsor réel

(ou de l'information pour un candidat pour 2007, etc)
Un état qui entube trop perd de la crédibilité. Les états sont très attentifs à ces choses !
et les sociétés non ?

bien sûr, les risques sont incroyablement plus élevés, mais les mécanismes sont bien les mêmes ^^ (mais évidemment ça dépend énormément des sociétés, une dotcom qui vend des terrains sur pluton sans business-model ne perd pas gd-chose à faire n'importe quoi, alors qu'une boîte style bmw a bcp à perdre donc va être "très attentive à ces choses")