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prehistoLe 05/06/2007 à 10:43
Hippopotame (./4) :
C'est le contraire : ce sont les américains qui pointent leur dispositif militaire vers la Russie, à partir (notamment) de positions en Europe. La réaction russe est défensive et est complètement logique.

Bon après quelques recherches vagues, il s'agirait de la part des USA d'un dispositif purement défensif, non ? Donc je ne comprends pas trop pourquoi Poutine se sent en danger, ou menacé (outre les considérations idéologiques, ... impérialisme américain, toussa ...) ?!
vince (./7) :
Prehisto (./6) :
mais on peut aussi ajouter Eltsine
Pas tout à fait d'accord, même si il n'a pas eu la poigne de fer que les autres cités plus haut ont pu avoir, il est quand même celui qui a permis le "lancement" de la russie sur le marché des pétrodollards et compagnie, de ce fait, il est un peu plus "costaud" que gorbatchef

Du point de vue des Russes, toujours, il est considéré comme celui qui a achevé la destruction de l'URSS, celui qui a mené à une crise économique en 1998, et celui qui a commencé la guerre désastreuse en 1994 en Tchétchénie. Il est donc très impopulaire.
Hippopotame (./2) :
La guerre froide n'a jamais vraiment cessé

Elle a quand même été largement affaiblie avec la chute des luttes idéologiques dès 1989-1991, et avec la perte, pour la Russie, de sa place majeure dans les relations internationales, de son image de grande puissance (avec l'autre ivrogne au pouvoir).
Après, peut-être que chez certains Russes, dans leur inconscient subsistait (sous Eltsine) encore la haine vicérale du yankee, mais je pense que sans le fond idéologique, elle n'était plus très importante. D'autant plus que beaucoup d' "enfants de la Perestroïka" étaient ravis de pouvoir partir étudier/travailler/vivre aux
Etats-Unis.
C'est pourquoi pendant cette période, la guerre froide ... n'était plus vraiment à l'ordre du jour, selon moi.
Aujourd'hui les choses ont changé. La Russie redevient forte - merci Poutine pour le coup - sur le plan économique (rente des hydrocarbures), mais aussi sur le plan diplomatique (moyens multiples de pression, notamment sur l'Europe, grâce à sa dépendance énergétique). Du coup, Poutine peut raviver - avec cette nouvelle image d'une Russie forte - le sentiment patriotique, nationaliste (ce qu'il fait), et très anti-américain. Il est (toujours selon moi) bien à l'origine d'une nouvelle guerre froide, ce n'est pas le prolongement de celle du XXe.