Yoshi Noir (./1) :
Non mais very, imagine un instant qu'il n'y a pas de règle d'orthographe... Chacun peut donc écrire de la manière comme il veut.
Oui

Yoshi Noir (./1) :
Il y a ceux qui ont des fautes de grammaire, ça sera pas trop gênant. Il y a ceux qui ont une orthographe tellement mauvaise qu'on se demande s'ils ne sont pas des attardés mentaux lourds (et encore le mot est faible). Ceux-là sont plus problématiques, car il faudra perdre du temps à déchiffrer ce qu'ils ont bien voulu écrire. Et si jamais ces personnes ont des responsabilités et qu'ils communiquent surtout par voie écrite, il va y avoir quelques légers problèmes d'efficacité...
Tu a une vision marrante de la différence: l'autre, c'est l'attardé mental..
Yoshi Noir (./1) :
Permettre l'unicité de l'orthographe, c'est permettre aux gens de lire et comprendre rapidement ce qu'on a bien voulu écrire, et ce, même si on est une bille en orthographe. À ce que je sache, l'orthographe n'a jamais mis en péril la langue française...
L'orthographe a rarement, dans les faits, été aussi rigide qu'aujourd'hui. Dans les années 190x encore, on tolérait par la loi des variantes, les gens utilisaient les différentes formes sans trop de jugement. La réforme de 90 introduit aussi des nouvelles possibilités d'écrire certains mots (des orth concourantes quoi), mais les élites traitent comme des ignares les gens qui utilisent ces nouvelles formes.
Et de manière qui va te surprendre, je pense que le massacre actuel de la langue par beaucoup, justement celui que tu déteste car les choses deviennent incompréhensibles, est en grande partie du à cette trop forte rigidité.
Martial Demolins (./2) :
Imagine comem seraient interprétables dans des sens différents des contrats de travail, des contrats à la banque, avec n'importe quoi du reste. Ce serait la porte ouverte à un bordel monstre ^^
Bha rien t'interdit d'avoir quelques dicos de référence pour certains applications comme tout ce qui est juridique.
En informatique ou en maths on n'a pas un langage imposé unique d'état, et on s'en sort très bien et se comprend très bien..
Sally (./3) :
De toute façon on vit dans une société qui s'est alphabétisée, et c'est largement indépendant du jacobinisme etc. même si c'est simultané : à partir du moment où on communique par la langue écrite, il faut bien écrire les mots toujours de la même façon pour qu'on les reconnaisse à coup sûr
Il faut une certaine unité, certes. Avec quelques variations sur une base à peu près unifié on se comprend très bien. Il y a des centaines d'exemple, même en français y'a deux siècles..
Sally (./3) :
(tes posts sont nettement plus fatigants et difficiles à lire que des posts sans fautes d'orthographe, je ne sais pas si tu t'en rends compte)
Je le sais mais je m'en rend pas compte pour la bonne raison que je n'écris pas consciemment la plupart de ces fautes. Mais je vois bien, moi aussi certaines choses me gênent beaucoup à la lecture ( par exemple napo en
./1 qui dit 'il n'y a pas' au lieu de 'il l'y ait pas' je relis trois fois la phrase.. )
C'est le propre du riche d'être indisposé par le pauvre.
Sally (./3) :
il y a des mots qui changent d'orthographe, il y en a beaucoup qui ont plusieurs orthographes concurrentes, il y a bien une évolution et une certaine liberté hein...)
Très (trop) réduite en Français
Sally (./3) :
je ne peux pas croire que tu confonds réellement « voir de beaux nouveaux mots, utiliser des variantes esthétiques, innover un peu » avec « faire plein de fautes d'orthographe et de grammaire », c'est sans doute juste un argument de mauvaise foi
Bha non, c'est juste que j'ai une pensée cohérente et que du coup lorsque je théorise la chose je pense que la notion même de "faute" est abusive. J'ai bien une différence de gout ( j'aime certaines variantes, pas d'autres) mais je trouve ça trop subjectif pour l'inclure dans une réflexion sur la langue. Chacun ses gouts.
Donc oui de manière théorique je confonds totalement les deux de manière consciente.
De manière plus général, et pour répondre un peu à tout le monde, je trouve que c'est marrant votre manière de voir les choses: l'unique moyen pour avoir une langue à peu près commune serait que l'Etat et l'Académie décident de la Vérité Vraie et la fige au maximum au cours des siècles et des siècles amen.. ( dsl Martial )
En réalité je pense que c'est surement à long terme une des plus mauvaise méthodes (mais force est de constater que ça a bien marché pour uniformiser la France, _à l'époque_. ). Je pense que la meilleur méthode qui fait émerger un ordre naturel et évolutif, c'est
Laisser faire, laisser passer.