Sally (./58) :
Mais non voyons, les règles sont simples, logiques, précises, cohérentes et naturelles (ça change de l'orthographe et de la grammaire
)
Oui, oui, oui, oui, non
(*) (oui, oui

).
(*) Sans aucun doute était-ce naturel à l’époque, mais ce n’est aujourd’hui plus le cas, le français contemporain amuissant les e caducs en fin de mots (sauf en Provence) et ne faisant presque plus de diérèse.
Personnellement, il est rare que je compte juste les pieds d’un vers du premier (après, c’est peut-être moi qui suis trop nul

).
Sally (./58) :
Euh tu sembles confondre ces deux choses, ça n'a pas beaucoup de rapport. La received pronunciation est la prononciation « officielle », celle qui est enseignée, ce qui correspond grosso modo à l'accent du sud de l'Angleterre. Mais la plupart des Britanniques ont un accent différent.
Mh, sans doute, oui, je ne me suis pas penché sur la question, me contentant de la phrase d’introduction de la
page WP correspondante et allant apparemment trop vite en besogne et simplification.
Sally (./58) :
...mais c'est un peu débile de vouloir utiliser des lettres différentes pour noter des variantes régionales de la même voyelle. Il faut bien qu'un même mot s'écrive pareil partout, donc ton argument est spécieux.Par définition, vu qu'on a des accents régionaux qui font qu'on a une prononciation différente pour les mêmes mots, il faut bien qu'une même lettre puisse correspondre à plusieurs sons différents, et par conséquent qu'il y ait moins de lettres que de phonèmes possibles en considérant l'ensemble de tous les accents ^^
Oui et non, ça dépend en fait de l’objectif visé lors de la construction de l’alphabet.
En enlevant les nasales et en regroupant les voyelles longues et courtes, on a en anglais, systématiquement, 9 voyelles différentes possibles ({antérieures;centrales;postérieures}×{fermées;moyennes;ouvertes}, les anglophones ne faisant pas de distinction entre voyelles arrondies et non arrondies), sachant que toutes ces cases ne sont pas forcément remplies selon la variante (pas de centrale fermée en « received pronunciation », pas de postérieure ouverte en anglais australien) et que, selon la variante, la voyelle utilisée dans une case donnée peut différer.
Donc, en effet, si on veut faire un alphabet correspondant à une variété d’anglais donnée, je suis d’accord avec toi : 9 signes de voyelles suffisent, un signe par case, même si la prononciation varie ensuite selon la variante considérée.
Cependant, pour le cas précis des créations de Tolkien, je ne suis pas d’accord avec toi : en me basant la constitution des consonnes, capables de représenter simultanément toutes celles de l’anglais et toutes celles du gallois (quoique, si j’ai bonne mémoire, le cas de la colonne III des tengwar me contredit un peu, mais l’utilisation d’une hampe longue à la fois au-dessus et en dessous permet de pallier le problème), il me semble que Tolkien avait pour but de représenter bien plus que seulement une variante d’anglais.
Pourquoi donc constituer un système de consonne pour ainsi dire mondial et, parallèlement, un système de voyelle restreint à une seule variante donnée d’une seule langue donnée ?
C’est ça que je n’arrive pas à comprendre…