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Voici un communiqué québecquois :

"MONTREAL, le 19 mars /CNW Telbec/ - Les associations étudiantes de l’UQAM reçoivent aujourd’hui l’appui de plusieurs syndicats, regroupements étudiants et représentants de la société civile pour dénoncer les mesures excessives et répressives mises en oeuvre par la direction de leur institution. La Cour supérieure du Québec a émis une ordonnance d’injonction provisoire en vigueur jusqu’au 27 mars 17h à la demande de l’administration de l’UQAM, qui cherche par ce moyen à réprimer le mouvement étudiant.
Cette injonction interdit notamment aux étudiant-e-s membres des associations concernées de gêner l’accès aux pavillons et résidences de l’Université. Elle ordonne également de cesser toute forme d’obstruction à l’intérieur ou dans le voisinage immédiat de ses propriétés et prohibe la tenue de toute réunion visant à perturber les activités institutionnelles. Des sanctions drastiques pourront être imposées aux associations étudiantes en grève, à leurs exécutant-e-s ainsi qu’à leurs membres, telles qu’une amende de 50 000 $ avec ou sans emprisonnement jusqu’à un an pour qui contreviendrait à cette ordonnance.
"Cette attaque directe contre le droit à la grève dévoile l’arrogance d’une administration qui refuse le dialogue et préconise la ligne dure. L’application de ces dispositions coercitives porte atteinte à la vie démocratique, à l’autonomie ainsi qu’aux valeurs mêmes qui définissent notre institution", s’insurge Marie-Nathalie Martineau, porte-parole des associations étudiantes.
"L’injonction émise hier par la Cour supérieure continue de porter atteinte à la liberté d’expression et d’association. Elle impose des restrictions définies en des termes suffisamment flous pour laisser place à l’arbitraire. Par sa nature même, la liberté d’expression peut déranger et choquer. On ne peut la restreindre simplement parce que l’opinion ou la conduite ne rencontre pas l’approbation de certaines personnes", affirme M. Dominique Peschard de la Ligue des droits et libertés.
Rappelons que les syndicats de l’UQAM, soit le Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ), le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ), le Syndicat des employées et employés de l’UQAM (SEUQAM) et le Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s (SETUE) dénoncent l’injonction. Les associations étudiantes reçoivent également un appui de la Centrale des Syndicats Nationaux (CSN), la Centrale des Syndicats du Québec (CSQ), la Fédération Autonome du Collégial (FAC), la Fédération Autonome de l’Enseignement (FAE), Québec solidaire, l’Association pour une Solidarité Syndicale Etudiante (ASSE), la Fédération Etudiante Universitaire du Québec (FEUQ), la Fédération Etudiante Collégiale du Québec (FECQ).
Il est à noter que les mandats de grève obtenus par les associations étudiantes en assemblée générale sont toujours effectifs et que la lutte pour la qualité et l’accessibilité de l’éducation se poursuit.
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Organisations signataires :
- Association facultaire étudiante des arts (AFEA-UQAM)
- Association facultaire étudiante des lettres, langues et communications (AFELLC-UQAM)
- Association facultaire étudiante des sciences humaine (AFESH-UQAM)
- Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED- UQAM)
- Association étudiante du secteur des sciences (AESS-UQAM)
- Association des étudiantes et des étudiants de la faculté des sciences de l’éducation (ADEESE-UQAM)
- Association des étudiants de l’Ecole des sciences de la gestion (AéESG)
- Association Générale Etudiante du Cégep du Vieux-Montréal (AGECVM) - Association Générale Etudiante du Cégep de la Pocatière (AGEECLP)
- Association Générale Etudiante du Cégep François-Xavier-Garneau AGECFXG)
- Association pour une Solidarité Syndicale Etudiante (ASSE)
- Confédération des Associations des étudiants et Etudiantes de l’Université Laval (CADEUL)
- Fédération Autonome du Collégial (FAC)
- Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
- Fédération Etudiante Collégiale du Québec (FECQ)
- Fédération Etudiante Universitaire du Québec (FEUQ)
- Société Générale des Etudiants et Etudiantes du Collège de Maisonneuve (SOGEECOM)
- Students’ Society of McGill University (SSMU)

(J'y comprends rien à tous ces noms d'assos, mais vu qu'il y a l'ASSE et la FEUQ, je suppose que c'est une unité assez large)

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tu en sait plus sur le mouvement en question? j´ai pas trouvé grand chose sur le oueb..
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Le mouvement date du début d'année, en fait... mais il continue, apparment.
Tu as regardé sur le site de l'ASSÉ ?

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Plus d'infos sur le Site de l'ASSÉ : http://www.asse-solidarite.qc.ca/spip.php?page=accueil&lang=fr
Depuis le 11 février 2008, des associations étudiantes locales sont en grève pour dénoncer la situation financière précaire de leur université et demander un réinvestissement massif du gouvernement en éducation. L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) appuie les associations étudiantes en grève, membres et non-membres, et salue leur initiative de mobilisation contre l’irresponsabilité gouvernementale. Bien que ces associations luttent pour une amélioration de leurs conditions locales d’étude, c’est dans la perspective d’une responsabilité collective du financement de l’éducation, vers la gratuité scolaire, que ces associations ont décidé de s’organiser.

À l’UQÀM, l’Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH-UQÀM), en grève depuis le 11 février, a été rejointe le 21 février dernier par l’Association étudiante du module de science politique (AEMSP-UQÀM), ainsi que le 6 mars par l’Association étudiante d’histoire des arts visuels (AEHAV-UQÀM) et l’Association étudiante du module d’études littéraires (AEMEL-UQÀM). Rappelons que le Conseil étudiant d’animation et recherche culturelle de l’UQAM (CEARC-UQAM) a été en grève du 19 février au 4 mars. L’Association facultaire des étudiants en art de l’UQAM (AFÉA-UQÀM) s’est jointe aux associations en grève lors de son assemblée générale du 11 mars, l’AHEAV et l’AEMEL-UQAM sont toujours en grève bien que ces associations modulaires le soient maintenant via l’AFÉA-UQAM. L’Association facultaire des langues et communication de l’UQÀM (AFELC-UQÀM) a elle aussi jointe les associations en grève lors de son assemblée générale du 12 mars 2008.

À l’Université de Montréal, le Regroupement des étudiants et étudiantes en sociologie (RÉÉSUM), en grève depuis le 26 février, a été rejoint le 27 février par l’Association étudiante de littérature comparée (AELCUM) et celle de service social (AÉSSUM). Deux autres associations de l’Université de Montréal se sont jointes le 12 mars lors de leur assemblée générale respective, l’Association des cycles supérieurs en sociologie (ACSSUM) et l’Association étudiante en anthropologie (AÉAUM). L’Association étudiante en histoire (AÉHUM) a elle aussi déclenché la grève le 13 mars pour une semaine reconductible. Comme à l’UQÀM, les associations étudiantes en grève refusent les hausses de frais afférents imposées par leurs administrations respectives et exigent que le gouvernement mette un terme au sous-financement via un réinvestissement public massif.
En date du 18 mars 2008, plus de 15 000 étudiants et étudiantes sont en grève au Québec. L’Association facultaire étudiante de science politique de droit de l’UQAM tient actuellement un référendum sur la grève, les résultats seront connus en fin de journée.


Et là, des photos d'une manif : http://www.asse-solidarite.qc.ca/spip.php?article1000&lang=fr
Simple, mais efficace, je trouve.

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Communiqué de la fédération SUD étudiant :
Contre la répression et pour le droit de grève : solidarité avec les étudiant-e-s québecois-e-s !

Les étudiant-e-s mobilisés de l’université du Québec à Montréal (UQAM) ont appris mercredi 26 mars que la Cour Supérieure du Québec avait émis une ordonnance d’injonction provisoire prononcée à la demande de l’administration universitaire de l’UQAM. Cette ordonnance interdit ainsi de gêner l’accès aux pavillons et résidences de l’université, et prohibe par la même occasion la tenue de réunions qui pourraient perturber le fonctionnement de l’institution...

L’objectif est clair : il s’agit non seulement de perturber le fonctionnement démocratique de la mobilisation étudiante, mais surtout de détruire le droit de grève, au moment où les étudiant-e-s sont en lutte pour la gratuité de l’enseignement supérieur.

La fédération des syndicats Sud étudiant tient à apporter son soutien aux étudiant-e-s grévistes de l’UQAM. Le comportement de l’administration de l’UQAM n’est pas sans rappeler le comportement de ces petits présidents d’université, lors de la contestation de la loi LRU lors de l’automne dernier en France. Nous dénonçons toutes les prises de position réactionnaires prononcées contre le droit de grève, en France comme au Québec.
A ce propos, nous rappelons que si la fameuse "loi 43" (loi organisant la casse du droit de grève dans les secteurs publics au Québec, votée en 2005) n’est, en théorie, pas applicable aux étudiant-e-s, nous estimons une nouvelle fois que cette loi est une atteinte faite aux droits de l’ensemble des salarié-e-s. Cette loi, et la logique qui l’a rendue possible, doivent être combattue par tou-te-s : salarié-e-s et étudiant-e-s, étudiant-e-s salarié-e-s, etc.