Samedi, à l'appel du collectif national contre les franchises médicales, des rassemblements ont eu lieu devant les préfectures et sous-préfectures de France (une cinquantaine de personnes à Lorient, où un dépot de boîte vide à été effectué de l'autre coté de la barrière de la sous-pref).
Il s'agit de protester contre l'instauration des franchises médicales. Après le premier euro de la consultion d'un généraliste, une nouvelle brèche s'ouvre dans le système de sécurité sociale (mis en place à la Libéation grâce au Conseil National de Résistance) : une franchise de 50 centimes par boîte de médicaments, avec une limite de 50 euros par an. 50 euros, c'est énorme pour les plus démunis, qui n'ont déjà pas assez se soigner (voir des chiffres sur ce site : http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=27564)
Ces chiffres ne sont pas étonnant. Que sont 50 euros pour un revenu de 3000 euros ? Et que sont 50 euros pour un revenu de 1000 euros, quand le loyer + la nouriture ne laissent déjà plus de place à la fin du mois ? Sous couvert de "responsabiliser" les malades, on attaque en fait la solidarité. Mais enfin, pourquoi donc les riches devraient payer pour que les pauvres se fassent soigner ? Ils sont irresponsables, ils n'avaient qu'à être riches, eux aussi...
Deux millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et devront eux aussi payer ces franchises. Et pour eux, 50 euros, ce n'est pas rien ...
On comprend maintenant mieux pourquoi les gouvernements libéraux prétendent faire de la lutte contre le cancer et la maladie d'Alzeihmerleur "chantier" prioritaire : c'est une fausse excuse pour taxer davantage les malades (quoi de plus lâche ?), pour mieux nous sucrer nos droits, empéchant les plus pauvres et les malades chroniques de se soigner. Les petits vieux commencent à lâcher "Ouais, on a voté pour Sarko, mais pas pour ça quand même"). Et pendant ce temps, les exonérations fiscales pour les plus riches s'élèvent à un certain nombre de milliards d'euros. Quand nos dirigeants comprendront-ils que notre santé n'est pas à vendre ?
L'objectif de Nicolas Sarkozy : "rentabiliser" le sécurité sociale. En gros, faire des bénéficies avec notre santé. Jouer avec nos vies. Tout est bon pour faire du fric. Mais si le secteur de la santé n'était pas rentable, pourquoi diable le privé voudrait donc y investir ? Quelle vaste supercherie que ce trou de la Sécu, alors que c'est l'État qui le créé artificiellement ... La Sécurité Sociale n'est déficitaire que parce que le gouvernement dégrève la majorité des entreprises du paiement du salaire différé dû aux salariés. Il serait peut être temps d'arrêter de piller la Sécurité Sociale et de faire porter le poids du déficit induit sur les seuls malades et salariés...
Regardons le système de santé américain, illustré par le film "Sicko". Est-celà, l'avenir de la France ? Et cela ne concerne pas que la santé : l'éducation, l'énergie, tout ce qui est d'intérêt public est en proie à la privatisation.
Qu'attendons-nous pour défendre nos droits ? Soit nous nous résignons, et attendons quatre ans, en espérant de ne pas être au chômage, de ne pas être malade, de ne pas être immigré (c'est trop tard pour ceux qui le sont déjà), qu'une nouvelle majorité remette les choses en place, soit nous descendons dans la rue, et luttons pour un vrai changement et une vraie solidarité.
http://www.contre-les-franchises.org

