1

Les mesures décidées par le gouvernement Fillon dans le cadre de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) visent à rétablir l’équilibre des comptes publics.
Ainsi, seulement quatre mois après avoir fait voter un budget comprenant un cadeau fiscal de 15 milliards d’euros pour une minorité de contribuables favorisés, le spectre des « caisses vides » de l’Etat est brandi pour justifier des mesures de régression sociale.
De l’annonce de la suppression de la carte « famille nombreuse » à la SNCF, à la mise en veilleuse du Revenu de solidarité actif (RSA), mesure pourtant très limitée, en passant par le non remplacement d’un fonctionnaires sur deux, la volonté d’instaurer une mobilité forcée dans la fonction publique et les attaques prévues contre les retraites, l’hôpital public et l’assurance maladie, ce sont une multitude de mesures, plus anti-sociales les unes que les autres, qui sont envisagées.
Dans ce contexte, le mouvement des lycéens, soutenu par les syndicats enseignants, prend une connotation emblématique.
Touchés de plein fouet par la suppression de postes dans l’Education nationale, ils ont compris qu’une partie de leur avenir se jouait là.
Alors que le chômage des jeunes reste important, l’obtention de diplômes est encore un espoir de ne pas se retrouver dans la « galère » permanente qui est aujourd’hui le sort de beaucoup d’entre eux.
Leur mouvement, qui vise à défendre le service public d’éducation, s’affronte de plein fouet à la logique d’austérité mise en oeuvre par le gouvernement.
Dans cette situation, le mouvement syndical a une responsabilité majeure, celle de ne pas laisser le mouvement qui se développe dans l’Education nationale isolé.
C’est toute la politique gouvernementale qu’il faut remettre en cause.
Il faut aujourd’hui préparer les conditions d’un mouvement d’ensemble des salariés et de la jeunesse qui permette de mettre un coup d’arrêt à la politique gouvernementale et d’imposer des solutions alternatives.
Nouvelle journée de grève le 15 avril ! Stop à la casse du service public d’éducation nationale ! Les manifestations du 10 avril à Paris et sur l’ensemble du territoire ont démontré une fois de plus la résistance des lycéens, des enseignants et des parents d’élèves aux suppressions de postes annoncées, à la généralisation des bacs pro en 3 ans entraînant la suppression des BEP et à l’instauration d’une politique éducative toujours plus réactionnaire.
En Ile-de-France, l’AG des établissements en lutte et l’intersyndicale second degré CGT, CNT, FO, SNES, Sud-éducation, créent les conditions d’une nouvelle journée de grève et de manifestation le 15 avril.
Pour Sud éducation qui appelle aussi le premier degré, c’est une nouvelle étape de mobilisation pour faire du 15 avril un moment de convergence pour touTEs, personnels, élèves et parents d’élèves !
A l’école primaire, les nouveaux programmes sont actés dans les nouvelles éditions de manuels, les stages de remise à niveau sont en place actuellement, les 2 heures de « soutien » seront programmés officiellement la semaine prochaine.
Dans le second degré où la mobilisation dure depuis parfois plusieurs semaines avec une présence massive des lycéenNEs, les heures sup annoncées imposeront aux profs au moins trois heures de cours en plus avec des suppressions d’options. Les lycées professionnels oscillent entre opacité quant à la rentrée 2008 et annonces de fermeture de classes de BEP.
L’entrée dans les zones des vacances de printemps ne doit pas freiner notre détermination mais nous donner les moyens de préparer la riposte dans les établissements et écoles. Le gouvernement est en train de faire passer en force ses réformes nuisibles à notre conception de l’école.
Maintenons la pression en poursuivant les actions partout où nous sommes en capacité de le faire ! A la rentrée, c’est touTEs ensemble qu’il faudra s’organiser ! Faisons converger nos revendications dans le cadre d’un mouvement de grève intercatégoriel. SUD éducation

Le 14 avril, rejoignons la mobilisation des enseignant-e-s et lycéen-ne-s !
Les deux journées d’action lycéenne de la semaine ont été l’occasion de deux grandes manifestations, notamment dans la région parisienne. Jeudi 10 avril, ce sont ainsi près de 40.000 lycéen-ne-s qui se sont réunis à Paris, alors que mardi des rassemblements ont eut lieu dans de nombreuses villes de province.
Pourtant, le gouvernement s’obstine à tenter de décrédibiliser cette mobilisation. Pendant que Xavier Darcos affirme que la mobilisation est inutile et qu’il envoit les CRS pour provoquer les lycéen-ne-s, on entend certaines voix affirmer que la grève est "antidémocratique". Nous ré-affirmons ici notre soutien aux lycéen-ne-s mobilisés : la grève, votée en assemblée générale, est l’outil le plus démocratique dont nous disposons tou-te-s pour faire entendre nos revendications.
A l’heure où le gouvernement ne cesse de parler d’une "meilleure orientation" pour les futurs étudiant-e-s, il faut rappeler que ce ne sont pas les suppressions de poste ni une autonomie accrue des lycées qui permettront aux lycéen-ne-s de s’orienter plus facilement dans l’enseignement supérieur, bien au contraire. Les mesures prises par le ministère de l’éducation nationale s’inscrivent en effet dans une logique globale de casse de l’éducation, qui s’attaque autant à l’enseignement secondaire qu’au primaire et au supérieur : nous subissons tou-te-s les suppressions de postes et désengagements financier de l’Etat. Par conséquent, si les lycéen-ne-s se mobiliseront de nouveau le mardi 14 avril, il est nécessaire que l’ensemble des personnels de l’éducation nationale et des étudiant-e-s apporte son soutien lors de la journée de mobilisation unitaire . La mobilisation doit s’étendre dans un maximum de lycées, au-delà de la région parisienne, pour faire plier le gouvernement, mais elle doit aussi s’étendre dans l’ensemble de l’éducation nationale.


Et sur Lorient, quoi de neuf ? Une AG a eu lieu à Jean Macé, non ?

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Des policiers interpellent, en civil et sans leur brassard (ce qui est illégal), un enseignant encadrant une manifestation lycéenne et servant de médiateur. Ils l'accusent (faux témoignage) d'avoir "lancé des cailloux" sur les forces de police, et d'avoir incité les lycéens à l'émeute.

En savoir plus : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64736

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Dès le 6 mai, du primaire au supérieur : opposons une riposte unitaire à
la casse de l’éducation publique !
vendredi 18 avril 2008

Après une manifestation ayant rassemblée plus de 40.000 personnes de la
région parisienne le jeudi 10 avril, ce sont 50.000 personnes qui ont
défilé ce mardi 15 avril à Paris. Malgré la volonté du gouvernement de
voir la mobilisation être étouffée sous les mesures répressives à
l’encontre des lycéen-ne-s, force est de constater que le mouvement ne
faiblit pas.

Dans ce contexte, les revendications restent inchangées : rétablissement
des 11.200 postes dans l’éducation nationale ; 25 élèves par classes dans
les lycées généraux et dédoublement des classes en lycées pro Maintien des
BEP et des Bac Pro en 4 ans. Maintien de toutes les options. Non à
l’éducation à deux vitesses, aucune application des mesures du rapport
Pochard qui renforce les inégalités entre établissements avec un
financement au mérite. Non à la destruction des services publics. Respect
des droits des lycéens, notamment dans les droits à l’expression et à
l’organisation.

D’autre part, le désengagement financier de l’état dans l’éducation
nationale n’atteient pas exclusivement l’enseignement secondaire. Ainsi,
dans le primaire, les nouveaux programmes sont en train d’être validés,
ainsi que la mise en place de deux heures de « soutien ». Dans
l’enseignement supérieur, les plans licence et campus se font le
prolongement de l’application de la LRU, tendant à concrétiser la mise en
place d’universités à deux vitesses.

Au vu de l’urgence de la situation, il nous semble donc qu’il convient
d’opposer la riposte la plus unitaire possible aux projets gouvernementaux
dans l’éducation nationale. Nous appelons donc à une journée de
mobilisation massive sur l’ensemble de l’hexagone dès la rentrée, le mardi
6 mai, afin de préparer une mobilisation massive au cours du mois de mai.

Enseignant-e-s, personnels, lycéen-ne-s, étudiant-e-s : opposons une
mobilisation massive au gouvernement, tout au long du mois de mai !
Communiqué commun Sud éducation Sud étudiant.

4

Ouaiiis, le printemps est là, il fait beau, les oiseaux chantent, le bac approche, tous dans la rue...
Celui qui renonce à devenir meilleur, cesse déjà d'être bon.

http://pouda.info

5

Mais encore ?
Précise ta pensée : les lycéens sont manipulés, par la gauche, les syndicats, les francs-maçons, etc. ?
Ou bien, les 11 000 suppressions de postes ne sont pas si graves que ça, car elles seront réparties équitablement (par exemple, avec des supressions massives de postes à Neuilly ?).

C'est trop facile de toujours critiquer ... essaye d'être constructif. C'est ca ?

6

Allez tiens, on prend un pet', une canette et on va sécher les cours !
Youpi vive les manifs, pourquoi au fait ?... heuh, pas grave, on verra ça après, j'emmerde la France c'est tout !
Mais je comprends, on est jeune, on se rebelle contre cette société bourgeoise, bureaucratique, capitaliste, atlantiste...
Ah j'oubliais, fuyons cette république xénophobe raciste et coloniale...
Au final je me demande qui est responsable de tout ça... l'extrème ou LES extrèmeS ?
il n'y en a pas une pour rattraper l'autre, ah non, sacrebleu, une des deux est utopique... c'est beau !
Colas (./5) :
C'est trop facile de toujours critiquer ...


C'est de l'ironie ? j'espère...


PS :
Je vais surement me fâcher avec certains ^^
Je suis énervé, j'en ai marre de lire des pavés copiés-collés, ou des monologues qui n'intéressent pas grand monde.

Celui qui renonce à devenir meilleur, cesse déjà d'être bon.

http://pouda.info

7

Les "pavés copiés-collés", comme tu dis, sont des communiqués ou des articles qui parlent des choses qui se passent actuellement en France. Ca fait partie de l'actualité. Si ça ne t'intéresse pas, personne ne te force à les lire. Tu penses qu'elles n'ont pas leur place ici ?
Si elles n'intéressent pas grand-monde, soyons lucides, et admettons que, de toute façon, peu d'étudiants s'intéressent à ce forum. Et je pense que les questions politiques intéressent au moins autant de monde que le "jeu des rapports".

Quand aux monologues, je trouve, au contraire, que pas mal de dialogues et de débat ont eu lieu sur ce forum, et que c'est une bonne chose. Il ne me semble pas être un "politicien" qui verrouillerait le débat. Je pense que la plupart des étudiants pourraient débattre et donner leur avis si ils en faisaient l'effort (surtout ceux qui sont en lettre...)
Alors, évidement, oui, j'essaye de lancer des débats sur des "sujets de société". Mais je n'essaye pas d'imposer mon point de vue, je le justifie en donnant et développant mes arguments. Je considère que c'est le principe même du débat sur lequel doit se baser la démocratie. Tu préfères qu'il n'y ait aucun débat politique sur ce forum ?
C'est de l'ironie ? j'espère...

Non, même pas. Toutes les interventions "de droite" (si tu me permet) reprennent les mêmes arguments, et critiquent les manifs, qui, soi-disant, "ne font que critiquer". C'est en tout cas ce que j'ai pu constater sur le forum du Figaro. Si on est contre la politique globablement entreprise par les gouvernements, c'est notre droit de l'exprimer. Et on ne va pas faire semblant d'être satisfait pour te faire plaisir.
Allez tiens, on prend un pet', une canette et on va sécher les cours !
Youpi vive les manifs, pourquoi au fait ?... heuh, pas grave, on verra ça après, j'emmerde la France c'est tout !
Mais je comprends, on est jeune, on se rebelle contre cette société bourgeoise, bureaucratique, capitaliste, atlantiste...
Ah j'oubliais, fuyons cette république xénophobe raciste et coloniale...
Au final je me demande qui est responsable de tout ça... l'extrème ou LES extrèmeS ? il n'y en a pas une pour rattraper l'autre, ah non, sacrebleu, une des deux est utopique... c'est beau !


Évidement, certains lycéens manifestent juste pour ne pas aller en cours. Mais sur quoi te base-tu pour prétendre qu'ils forment une majorité ?
Pourquoi ne pas simplement penser qu'ils s'intéressent à la politique menée par le gouvernement, qu'ils s'y opposent, ou même qu'ils "sont encore assez idéalistes" pour penser pouvoir y changer quelque chose en manifestant ? Pourquoi cette condescendance systématique envers les mouvements sociaux ?
Tes critiques sont surtout pratiques pour ne pas répondre sur le fond de l'article : les suppressions de postes et la casse du service public.
Le sujet que j'ai ouvert permet, au contraire, de débattre sur le fond, et d'avoir une vraie réflexion, en dehors des manifestations. Et toi, tu critiques les manifestants qui "ne seraient même pas au courant de ce pour quoi ils manifestent". Sois donc un peu logique avec toi-même, et répond sur le fond ...

Quand à ton "il n'y a pas un extrème pour en rattraper l'autre", je te rapelle que les idées d'extrème-droite sont malheureusement passées dans le langage courant. C'est la xénophobie d'état et le néo-colonialisme que tu évoques ... mais c'est un autre débat.

8

panenka (./6) :
A
Ah j'oubliais, fuyons cette république xénophobe raciste et coloniale...



Rapport de l´ONU, mars 2008 " racisme ancré dans les mentalités comme dans les isntitutions". Certains diront que je fait une fixation la dessus, mais je te trouve bien mal venu de faire de l´humour sur ce sujet...
avatar

9

et quand on voit la politique des chiffres pour ramener de force des gens menacés physiquement ou moralement dans leur pays d'origine, sous prétexte fallacieux du chômage, alors que ce thème était dénigré par la droite d'il y a quelques années, je me demande si ce n'est pas la droite qui a glissé un peu plus sur sa droite sans se rendre compte (au fait je me le demande pas, j'en suis sûr). j'arrête sinon je vais m'énerver

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Ah j'oubliais, fuyons cette république xénophobe raciste et coloniale...

Excuse-moi si j'extrapole un peu tes propos, panenka, mais il faut dire que tu es un peu imprécis ...
Tu veux dire que la politique actuelle, visant à faire des sans-papiers les responsables du chômage, de la baisse du pouvr d'achat, etc, et justifiant ainsi leur arrestations au cours de rafles, leur emprisonnement dans des conditions illégales (même selon les lois Hortefeux ! voir la décision de justice de la semaine dernière), ne constituent pas une politique raciste ?

Tu penses que notre discours est composé "d'amalgames", en parlant de rafles, en faisant des comparaisons (toujours prudentes) à Vichy ?
Et bien, désolé, mais cette politique est belle et bien raciste. Les rafles ont bien lieu ("il faut appeller un chat un chat" comme dirait Nicolas Sarkozy), et si tout cela rappelle des périodes bien sombres de l'histoire de france, la faute n'en incombe peut-être pas à ceux qui dénoncent ces politiques. Il faudrait plutôt lorgner les petites touches d'humour de nos dirigeants, qui ne manquent pas d'ironie. Comme Hortefeux organisant sa convention sur le droit d'asile dans la ville de ... Vichy. Ou Nicolas Sarkozy qui nous sort "le travail est une valeur libératrice".
Ils pourraient faire attention quand même, ça va finir par se voir ...


Petit rappel, pour savoir d'où viens cet acharnement sur les étrangers. Qui a dit :
"Nous demandons que l'État s'engage à procurer à tous les citoyens des moyens d'existence. Si ce pays ne peut nourrir toute la population, les non citoyens devront être expulsés du Reich."
Le dernier mot peut peut-être vous mettre sur la voie...

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Les Francais se rendent tt de mm enfin compte que Nicolas Sarkozy n'est pas l'homme qui l'a dit etre pendant la campagne electorale. 60% de mécontents après un an et seulement 20% de satisfaits, les chiffres parlent d'eux mm.
Les etudiants protestent et ils ont raison, on nous promet une education nationale forte et plus adaptée, on augmentent les programmes et on enlevent des profs, je sais pas pour vous mais je sens comme un déséquilibre dans l'equation....
Je n'ose mm pas me prononcer sur les immigrés et les sans papiers tellement j'ai honte de la manière dont le "problème" est géré..
Rouler en hummer a Paris c'est aussi con que de vouoir envahir l'Irak en Smart (www.entenduaparis.info)

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regardez la video, très fort!
http://ouiaubreton.com/spip.php?article4063
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Pour ceux qui ont eu la flemme de cliquer :


[flash]http://www.dailymotion.com/swf/x4nc6a[/flash]


C'est vrai que c'est une idée géniale. A transposer dans tous les lycées où le ministre passe smile

Un autre vidéo de ces élèves :


[flash]http://www.dailymotion.com/swf/x4njbr[/flash]
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Un site complet sur lequel vous trouverez des programmes et des jeux pour votre calculatrice TI 89 / Titanium / 92+ / Voyage 200 : www.ti-fr.com.
Quelques idées personnelles ici.

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Terribles, si seulement le gouvernement pouvait ecouter parfois....
Rouler en hummer a Paris c'est aussi con que de vouoir envahir l'Irak en Smart (www.entenduaparis.info)

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Où poster cette info, dans le topic sr le mouvement lycéen, ou dans celui sur la répression ?

Voici un communiqué commun SNES(FSU) et FCPE(parents d'élèves) :
Derrière les murs du lycée

Le Snes Paris et la FCPE Paris s'inquiètent des nombreuses sanctions à l'égard de lycéens parisiens engagés dans le mouvement de protestation contre les suppressions de postes : menace de « non réinscription » au lycée Montaigne, menaces de sanctions scolaires à Paul Valéry, dépôt de plainte à Voltaire, intimidation à Bergson,…., interdiction de réunion et menace de conseil de discipline au lycée Emile Dubois, jusqu'à la scandaleuse exclusion définitive prononcée au lycée Jules Ferry par un conseil de discipline concernant Lou JATTEAU.

Ils rappellent qu'en aucun cas la répression ne peut constituer une réponse aux revendications que parents, enseignants et lycéens portent ensemble depuis 4 mois.

Tout en ne méconnaissant pas les responsabilités qui incombent aux chefs d'établissement, le SNES et la FCPE considèrent que rien ne peut remplacer le dialogue nécessaire avec les jeunes dans le respect de leurs droits à l'expression, de réunion et à l'action.

Les fédérations parisiennes de la FCPE et du SNES exigent l'arrêt immédiat de la répression des lycéens et l'abandon de toutes les menaces et poursuites.
Paris, le 29 mai 2008


Pour rappel, voici ce qui était arrivé à Lou Jatteau, un communiqué de la coordination Ilede-France des établissements scolaires en lutte :
UNE EXCLUSION INJUSTE ET PROVOCATRICE
A la suite d'une procédure disciplinaire, Lou Jatteau élève de 1ère ES du Lycée Jules Ferry (Paris 9e) a fait l'objet vendredi 16 mai d'une exclusion définitive.
Dans le mépris le plus total de la présomption d'innocence et sans la moindre enquête, le conseil de discipline s'est tenu sous la présidence de la proviseure. Elle était donc juge (puisqu'elle assistait aux délibérations) et partie (puisqu'elle est l'unique plaignante à titre personnel). Lou n'a pas eu la possibilité de verser au dossier les six témoignages en sa faveur. Il a été sanctionné au prétexte d'un incident dont il n'a jamais été établi qu'il en fut fautif. La proviseure cherchait à le stigmatiser comme « meneur » du mouvement lycéen sur Jules Ferry.
La sanction ne peut être interprétée que comme une volonté délibérée d'intimidation à l'égard des lycéens. Elle a pour objectif de casser tout mouvement de protestation.
La décision d'exclure Lou Jatteau a été prise en violation de toutes les règles minimales de droit, seule une volonté de répression a dicté cette décision injuste que l'on ne peut que dénoncer.
Près de 500 élèves avaient signé des pétitions contre la décision de la proviseure de convoquer le conseil de discipline. L'annonce de cette sanction a suscité un sentiment d'indignation et de révolte et près de 150 élèves se sont aussitôt mobilisés. Ils ont prévu de continuer la mobilisation dès lundi matin. Il a été décidé de faire appel de la décision.


Après les arrestations de "leaders", la re-convocation des condamnés du mouvement CPE, les représailles administratives et/ou judiciaires ...

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quelle dignité de la part de ses lycéens. du coup j'ai mis la vidéo sur mon blog.
trop fort ces lycéens!