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Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignemlent supérieur et de la recherche, nous a gratifié cette année du plan Licence, qui a pour objectif, parait-il, de lutter contre l'échec en Licence. Pour cela, 35 millions d'euros sont prévus pour l'année 2008. Mais dans le même temps, on nous impose un nouveau système de répartition des fonds, qui va dans le sens contraire !

Le financement des universités, actuellement basé sur le système SANREMO, va changer, pour un système dénommé SYMPA. Malheureusement, ce système n'a rien de "sympa". 87% du financement sera répartit entre les universités selon l'activité, et 13% selon les performances. Sous couvert d’encourager une politique de réduction du taux d’abandon d’études, notamment en première année de licence, il est prévu que le nouveau système prenne en compte la réussite aux diplômes (ou au nombre d'étudiants passant les examens ?) , et pas le nombre d'étudiants inscrits (ce qui est actuellement le cas avec le système SANREMO).

L'effet de ce nouveau système va à l'encontre des mesures prises précédement : les filières ayant déjà un fort taux d'échec (ou d'abandon en cours d'année ?) seront sous-financées, ce qui n'augmentera surement pas le taux de réussite, ni n'aidera les étudiants à finir leur année !
En donnant moins de financement à ces filières, on crée encore plus d'échec. Ce financement à la "performance" n'est en fait qu'une "punition" pour les filières où les étudiants connaissent le moins de succès. Pourquoi nous fait-on croire que l'on cherche à réduire l'échec dans ces filières, alors qu'on instaure un système d'échec durable, sous forme d'un cercle vicieux "moins de réussite -> moins de financement -> moins de réussite" ?

Rappellons que, selon l'OVE, observatoire de la vie étudiants, c'est "l'exercice d'une activité rémunérée, ou autre raison économique", qui est la principale raison de l'interruption des études (33% des cas). Alors, pourquoi le gouvernement ne s'attaque-t-il pas aux vraies causes de l'échec ? Ne s'agirait-il que d'une excuse pour justifier ses réformes libérales de privatisation rampante des universités ? Et pourquoi les syndicats majoritaires (je ne veux pas faire de jaloux) jouent-ils le jeu, se congratulant d'un plan licence sous-financé dont les effets seraient, de toute façon, annulés par le nouveau système de financement global ?

Et une devinette : quelles sont donc ces filières qui connaissent le plus fort taux d'échec, et donc, que l'on financera moins ?

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Raaaah les joies d'un gouvernement capitaliste... De toute facon depusi des années on en s'attaque pas aux causes du problèmes alors ca allait surement pas etre ce coup ci qu'on allait avoir droit a une solution potable. Je trouve ca déprimant et pitoyable. Je suis bien content de finir bientot mes études mais je me demande comment ceux qui arrivent derrière moi vont pouvoir en profiter correctement...
Rouler en hummer a Paris c'est aussi con que de vouoir envahir l'Irak en Smart (www.entenduaparis.info)

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idem...

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Du coup, logiquement certains profs seront fortement tentés de donner les exams pour avoir les financement. voila qui va remonter le niveau de l'université!!
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pas con