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Bovido> (Poursuivons notre discussion interrompu par un outrecuidant fat)
"Aime ton prochain" - cela veut dire avant tout: "ne t'occupe pas de ton prochain!" - Et c'est précisément ce côté de la vertu qui est le plus difficile.
Ainsi la pitié est faiblesse et doit être dépassé. Le surhomme est au delà ces vertues de parasites.
« C'est parce que j'ai tué Scarabée que je suis malade, papa ; c'est Dieu qui m'a puni! ». Illioucha. #trivil#

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Je cite pour mettre en situation le début de ce chapitre :
Tout autour du prochain vous êtes empressés ; et pour ce faire vous avez de belles paroles. Mais je vous dis : votre amour du prochain est votre mauvais amour de vous-mêmes. C'est pour vous fuir vous-mêmes que vous fuyez vers le prochain ; et voudriez que fût vertu ; mais moi, je perce votre « désintéressement ». »

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pencil
« C'est parce que j'ai tué Scarabée que je suis malade, papa ; c'est Dieu qui m'a puni! ». Illioucha. #trivil#

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À noter que j'ai trouvé intéressant le chapitre « De l'amour du prochain ».

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Effectivement, une analyse lucide, pertinente, à lire shooté à la mescaline.
« C'est parce que j'ai tué Scarabée que je suis malade, papa ; c'est Dieu qui m'a puni! ». Illioucha. #trivil#

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Le chapitre entier :
DE L'AMOUR DU PROCHAIN



Vous vous empressez auprès du prochain et vous exprimez cela par de belles paroles. Mais je vous le dis: votre amour du prochain, c'est votre mauvais amour de vous-mêmes.

Vous entrez chez le prochain pour fuir devant vous-mêmes et de cela vous voudriez faire une vertu: mais je pénètre votre "désintéressement".

Le toi est plus vieux que le moi; le toi est sanctifié, mais point encore le moi: ainsi l'homme s'empresse auprès de son prochain.

Est-ce que je vous conseille l'amour du prochain? Plutôt encore je vous conseillerais la fuite du prochain et l'amour du lointain!

Plus haut que l'amour du prochain se trouve l'amour du lointain et de ce qui est à venir. Plus haut encore que l'amour de l'homme, je place l'amour des choses et des fantômes.

Ce fantôme qui court devant toi, mon frère, ce fantôme est plus beau que toi; pourquoi ne lui prêtes-tu pas ta chair et tes os? Mais tu as peur et tu t'enfuis chez ton prochain.

Vous ne savez pas vous supporter vous-mêmes et vous ne vous aimez pas assez: c'est pourquoi vous voudriez séduire votre prochain par votre amour et vous dorer de son erreur.

Je voudrais que toute espèce de prochains et les voisins de ces prochains vous deviennent insupportables. Il vous faudrait alors vous créer par vous-mêmes un ami au coeur débordant.

Vous invitez un témoin quand vous voulez dire du bien de vous-mêmes; et quand vous l'avez induit à bien penser de vous, c'est vous qui pensez bien de vous.

Celui-là seul ne ment pas qui parle contre sa conscience, mais surtout celui qui parle contre son inconscience. Et c'est ainsi que vous parlez de vous-mêmes dans vos relations et vous trompez le voisin sur vous-mêmes.

Ainsi parle le fou: "Les rapports avec les hommes gâtent le caractère, surtout quand on n'en a pas."

L'un va chez le prochain parce qu'il se cherche, l'autre parce qu'il voudrait s'oublier. Votre mauvais amour de vous-mêmes fait de votre solitude une prison.

Ce sont les plus lointains qui payent votre amour du prochain; et quand vous n'êtes que cinq ensemble, vous en faites toujours mourir un sixième.

Je n'aime pas non plus vos fêtes: j'y ai trouvé trop de comédiens, et même les spectateurs se comportaient comme des comédiens.

Je ne vous enseigne pas le prochain, mais l'ami. Que l'ami vous soit la fête de la terre et un pressentiment du Surhumain.

Je vous enseigne l'ami et son coeur débordant. Mais il faut savoir être tel une éponge, quand on veut être aimé par des coeurs débordants.

Je vous enseigne l'ami qui porte en lui un monde achevé, l'écorce du bien, - l'ami créateur qui a toujours un monde achevé à offrir.

Et de même que pour lui le monde s'est déroulé, il s'enroule de nouveau, tel le devenir du bien par le mal, du but par le hasard?

Que l'avenir et la chose la plus lointaine soient pour toi la cause de ton aujourd'hui: c'est dans ton ami que tu dois aimer le Surhumain comme ta raison d'être.

Mes frères, je ne vous conseille pas l'amour du prochain, je vous conseille l'amour du plus lointain.

Ainsi parlait Zarathoustra.

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Quelque chose que je n'ai pas bien saisi, que veut-on dire par le « lointain » ?

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Je suppose qu'il se moque du christianisme, prochain//lointain,notemment du sens que l'on accorde à prochain.
« C'est parce que j'ai tué Scarabée que je suis malade, papa ; c'est Dieu qui m'a puni! ». Illioucha. #trivil#

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En fait, il ne faur pas chercher à l'altruisme aveugle, mais plutôt « choisir » des amis.

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l'altruisme aveugle est assez limité, on ne voit que ceux qui sont sous notre nez, et l'on ne songe pas aux autres, il ne s'agit que d'égoisme
« C'est parce que j'ai tué Scarabée que je suis malade, papa ; c'est Dieu qui m'a puni! ». Illioucha. #trivil#

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« Ne supporter ni son voisin ni son prochain pour créer en soi-même son ami et son cœur débordant. » Cela veut tout dire.

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oui Tu devrai également lire les carnets du sous sol nietzsche aimait bien grin
« C'est parce que j'ai tué Scarabée que je suis malade, papa ; c'est Dieu qui m'a puni! ». Illioucha. #trivil#

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Triboulet >> Parler de Zarathoustra au troupeau revient-il à donner de la confiture aux cochons ?

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Faire humer un chanel 5 à chien qui préferera l'odeur sublime d'une merde...
« C'est parce que j'ai tué Scarabée que je suis malade, papa ; c'est Dieu qui m'a puni! ». Illioucha. #trivil#

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Bovido :
Triboulet >> Parler de Zarathoustra au troupeau revient-il à donner de la confiture aux cochons ?

Ca revient à l'étaler, sa confiture, en tout cas ...
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I'm on a boat motherfucker, don't you ever forget

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en même tps osblc
*** Ne sous-estimez pas la puissance de la Marmotte ***
© Marmotte Team : LaMarmotte, sBibi, Vark & sabrina

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-c+k
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Les droits inaliénables du troll :
1) le droit d'avoir raison
2) le droit d'être péremptoire
3) le droit de ne pas lire
4) le droit de ne pas répondre
5) le droit d'être de mauvaise foi
6) Autant pour moi / Faignant / Vivent Tintin et Milou

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trifus
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avec des chardons (...) marmottes serviables
Les droits inaliénables du troll :
1) le droit d'avoir raison
2) le droit d'être péremptoire
3) le droit de ne pas lire
4) le droit de ne pas répondre
5) le droit d'être de mauvaise foi
6) Autant pour moi / Faignant / Vivent Tintin et Milou

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ah hehe
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hehe

« Tandis que je dormais, lors un mouton brouta le lierre qui couronnait ma tête, -- il le brouta et dit : « Zarathoustra n'est plus un érudit ! »

Dit et d'en fut, hargneux et hautain. Me l'a conté un enfant.

Ici me plaît d'être étendu, où s'amusent les enfants, près d'un mur lézardé, parmi des chardons et de rouges pavots. Même dans leur malice, ce sont des innocents.

Mais pour les moutons, plus ne le suis, ainsi le veut mon sort, -- béni soit-il !

Car c'est la vérité que de la maison des érudits me suis enfui et que derrière moi j'ai fait claquer la porte.

Mon âme trop longtemps à leur table s'était assise avidement ; point je ne leur ressemble ; au savoir ne suis dressé comme au casse-noix !

J'aime la liberté et l'air que souffle sur une Terre fraîche ; sur des peaux de bœuf mieux encore veux dormir que sur leurs honneurs et respectablilités.

Trop ardent suis et de mes propres pensées trop consumé ; souvent j'en ai le souffle presque coupé. Lors il me faut gagner l'air libre et fuir tous ces poussiéreux cabinets.

Mais sous une ombre fraîche, eux sont assis au frais ; en tout ne veulent être que spectateurs et, l) où le soleil brûle les degrés, ils se garde bien de s'asseoir.

Pareils ) ceux que dans la rue restent plantés et comme des badauds regardent les passants, de la sorte ils attendant et comme des badauds regardent des pensées que d'autres ont pensées.

Les saisit-on avec les mains, lors alentour ils empoussièrent des sacs de farine ; mais qui soupçonnerait que leur poussière vient du froment et de al fauve splendeur des champs d’été ?

Jouent-ils aux sages, lors suis glacé de leurs petites sentences et vérités ; souvent sur la sagesse flotte un relent qui semble venir du marécage et déjà, en vérité, j’ai perçu le croassement de la grenouille.

Ce sont des gens habiles, ils ont des doigts prudents ; en face de leurs multiples savoir-faire que peut ma simplicité ? À toutes les manières d’enfiler et de nouer et de tisser d’entendent bien leurs doigts ; ainsi de l’esprit même ils tricotent les chaussettes.

Ce sont de bonnes horloges ; qu’on prenne soin seulement de les bien remonter ! Car ils disent l’heure sans fautes et ce faisant sonnent avec discrétion.

C’est comme des moulins qu’ils travaillent, et comme des pions ; versez-leur seulement votre grain, -- déjà le savent moudre fin et en tirer blanche poussière.

Les une les autres, ils savent se surveiller les doigts et au meilleur ne font confiance. Ingénieux en petites astuces , ils épient ceux qui sur des pieds paralysés avancent, -- comme des araignées ces gens épient.

Toujours je les vis avec prudence préparer le poison, et toujours ce faisant, ils enfilaient des gants de verre.

Avec des dés pipés plus encore à mon goût répugnent que toutes leurs vertus.

Et quand j’avais logis chez eux, c’est au-dessus d’eux je logeais. De quoi me tinrent rigueur.

Qu’au-dessus de leur tête on marche, à aucun prix ils ne le veulent ouïr ; de la sorte entre leur tête et moi is mirent du bois et de la terre et de l’ordure.

De la sorte ils étouffèrent le bruit de mes pas, et jusqu’à présent des plus érudits le plus mal je fus entendu.

Entre eux et moi is mirent toutes les fautes et faiblesse humaines ; -- c’est ce que dans leurs maison ils nomment des « faux-plafonds » !

Mais au-dessus de leur tête, malgré tout, je marche avec mes pensées et , sur mes propres fautes voudrais-je même marcher, encore serais au-dessus d’eux et de leurs tête.

Car point ne sont égaux les hommes, ainsi dit la justice. Et ce que moi, je veux, à eux il ne serait permis de le vouloir !


Ainsi parlait Zarathoustra. »

« Des érudits » in Ainsi parlait Zarathoustra

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Moumou :
Ca revient à l'étaler, sa confiture, en tout cas ...

Hélas sad

« The biggest civil liberty of all is not to be killed by a terrorist. » (Geoff Hoon, ministre des transports anglais)

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je crois pas que ça soit de la confiture
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25

En effet, c'est de la m****. happy

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Je suis.

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Enfin ! boing

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Que pense zarathoustra de l'amour de la femme ? Je suis troublé.
« C'est parce que j'ai tué Scarabée que je suis malade, papa ; c'est Dieu qui m'a puni! ». Illioucha. #trivil#

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Il y a peut-être ceci :
D'enfant et de mariage (Ainsi parlait Zarathoustra)
J’ai une question qui à toi seul s’adresse, mon frère ; comme une sonde je la jette en ton âme pour en savoir la profondeur.
Tu es jeune et souhaites enfant et mariage. Mais je te demande : es-tu quelqu’un qui de vouloir un enfant ait le droit ?
Es-tu le victorieux, le dominateur de soir, le maître des sens, le seigneur de tes vertus ? Ainsi je t’interroge.
Ou ce qui parle en ton désir est-il la bête ou le besoin ? Ou bien la solitude ? Ou l’insatisfaction de soi ?
Je veux que ta victoire et ta liberté aient est d’un enfant la nostalgique envie. De vivant mémoriaux tu dois bâtir à ta victoire, à ta libération !
Plus haute que toi et au-delà de toi-même tu dois bâtir. Mais il fait que d’abord toi-même te sois bâti, carré de corps et d’âme !
Ne dois seulement te reproduire, mais te dois dépasser. Que t’aide pour ce faire le jardin du mariage !
C’est un corps supérieur que tu dois créer, un mouvement premier, une roue qui d’elle-même tourne, -- c’est un créateur que tu dois créer.
Mariage : ainsi je nomme de deux êtres le vouloir de créer un seul être qui doit plus que ses créateurs. Mutuel respect, ainsi je nomme le mariage, respect pour ceux qui veulent d’un tel vouloir.
Tels soient de ton mariage le sens et la vérité ! Mais ce que nomment mariage les beaucoup-trop-nombreux, ces superflus, -- hélas ! comment le nommerai-je ?
Hélas ! à deux cette pauvreté de l’âme ! Hélas à deux cette saleté de l’âme ! Hélas ! à deux ce pitoyable agrément !
Tout cela, ils le nomment mariage, et disent qu’au Ciel se concluent leurs mariages.
Mais je ne le puis sentir, ce Ciel des superflus ! Non ne les puis sentir, ces bêtes empêtrées dans un céleste rets !
Et reste loin de moi le dieu qui, en boitant, s’en vient bénis ce qu’il n’a point uni !
De tels mariages ne riez donc ! Que est l’enfant qui de pleurer sur ses parent n’aurait motif ?
Digne me semblait cet homme, et mûr pour le sens de la Terre ; mais quand je vis sa femme, la Terre me parut une maison de fous !
Oui certes, je voudrais que la Terre fût prise de convulsions et se mît à trembler quand s’apparie un saint avec une oie !
Tel s’en fut, comme un héros, en quête de vérités, et finalement n’eut pour butin qu’un petit mensonge bien attifé ; c’est ce qu’il nomme son mariage !
Rigide était cet autre en ses relations, et dans ses choix difficile. Mais d’un seul coup et une fois pour toutes il a gâte sa compagnie ; c’est ce qu’il nomme son mariage !
Cet autre cherchait une servante qui eût les vertus d’un ange. Mais d’un seul coup se fit d’une femme le servant, et par surcroît il lui faudrait maintenant devenir un ange !
Scrupuleux j’ai trouvé maintenant tous acheteurs, et tous ont des regards rusés. Mais se femme ; même le plus rusé l‘achète chat en poche.
Maintes brèves folie – c’est ce que vous nommez amour. Et à maintes brèves folie met fin votre mariage, unique longue sottise.
Votre amours pour la femme et de la femme l’amour pour l’homme, ah ! puissent-ils être compassion pour des dieux souffrant et voilés ! Mais le plus souvent deux bêtes s’entreflairent.
Même votre meilleur amour encore n’est qu’une image extasiée et une douloureuse ardeur. C’est un flambeau qui vers des voies plus hautes doit éclairer vos pas !
Au-dessus et au-delà de vous-mêmes un jour devrez aimer. Apprenez d’abord à aimer ! Et pour cela de votre amour il vous fallut boire l’amer calice.
Il est de l’amertume dans le calice même du meilleur amour ; ainsi du surhomme elle te rend nostalgique, ainsi elle te donne soif, ô toi qui crées !
Soif du créateur, vers le surhomme flèche tendue et nostalgie ; parle mon frère, est-ce là ton vouloir quand tu te veux marier ?
Me soient sacrés un tel vouloir, un tel mariage ! –
Ainsi parlait Zarathoustra.