
Nil :Il y a d'autant moins de e à moult que le l et le t ne sont pas censés se prononcer
moulte
(les terminaisons en -ault ou -oult ont été virées par jesaispasquelle réforme de l'orthographe sur le vocabulaire courant, mais regarde les noms propres : est-ce que pour une voiture tu dirais une renaulte ? ^^)

.
. (Sinon de toute façon personne ne sait comment se prononce ce mot puisqu'il est sorti de l'usage
. D'ailleurs s'il était encore dans l'usage il ne s'écrirait plus comme ça, de même qu'on n'écrit plus "doulce" ou "aultre"... tiens "aulne" est encore accepté par contre, c'est marrant, c'est complètement illogique ^^. Mais bon 99% au moins des l dans cette situation ont été supprimés, je crois bien)Sally :
./35 > tu la revendiques d'une drôle de façon alors parce que « Moult est sorti de l'usage général au XVIe s., il ne survit que dans le nord-est de la France » (source tlfi).
(faut bien le dire: ça fait plus classe).faux: il survit dans toutes les bouches des gens qui veulent se la jouer "je connais des mots", et il n'y en a pas qu'au nord. Et je suis près à parier qu'une large majorité de ceux-cis prononcent toutes les lettres(faut bien le dire: ça fait plus classe).

Moultes; moulte; moults; moult; variable ou invariable.
* [...] ses comptes de dépenses élevés ont soulevé moults critiques. (Alec Castonguay et Guillaume Bourgault-Côté.)
Au temps des troubadours, les souverains n'avaient sans doute pas affaire à de vilains journalistes épluchant leurs comptes de dépenses; mais nous vivons dans une société moderne, où la représentante de la reine - il s'agit ci-dessus de madame Clarkson -, si elle ne risque pas sa tête, doit craindre, ne serait-ce qu'un tout petit peu, la désapprobation du public. Qui sait, cela pourrait lui éviter - cette fois je tente une allusion à madame Jean, notre nouvelle gouverneure générale - de perdre trop souvent la tête.
Mais c'était un accident; l'effet, sûrement, des sandwichs au jambon. Ça arrive à tout le monde : trop de bière dans la recette, et l'on oublie à moitié qui l'on est, où l'on se trouve. Et l'on fait une folle de soi... un peu plus que de raison. La prochaine fois, faudra mettre du Seven Up.
"Au temps des troubadours", disions-nous donc. À cette époque, l'ancêtre de moult s'utilisait comme adjectif (ou déterminant) variable. Mais cet emploi, selon Grevisse, n'a pas persisté au-delà du treizième siècle. Aujourd'hui, il n'est pas admis d'écrire - et croyez que je le regrette, parce que cela me paraît plus joli :
* Le chevalier eut moultes aventures...
C'est que moult (notez que le l et le t se prononcent), qu'il soit adjectif ou adverbe, doit maintenant rester invariable :
Avec moult satisfaction. (Flaubert.)
Moult connaissances utiles. (Montherlant.)
Avec moult remerciements. (San-Antonio.)
Elle se croyait moult spirituelle.
Et bien entendu, ce très vieux mot n'est plus utilisé, sauf en français régional, que "par archaïsme badin", suivant l'expression heureuse de Grevisse.
Line Gingras

Nil :Ah oui, bien sûr, et le "l" de aultre on le retrouve dans altruiste, donc on doit le prononcer aussi
Et de toutes façons le "l" de moult on le retrouve dans multitude, multiple et toussah, donc il a toute sa raison d'être prononcé


)
) un truc intéressant sur l'évolution de la prononciation où ils disaient que de moins en moins de consonnes se sont prononcées jusqu'au XVIIe-XVIIIe en gros, et que depuis on a plutôt tendance à en prononcer de plus en plus sous l'influence de la graphie, même quand c'est des consonnes qui ne s'étaient jamais prononcées avant
. Ils disaient entre autres que les féminins en -euse des mots en -eur ont été créés par confusion (ou imitation, enfin peu importe) avec les mots en -eux à une époque où le r final ne se prononçait pas ^^(Mais bon inutile d'essayer de me faire croire que si tu as mis un "e" c'est parce que tu voulais l'employer comme adjectif et donc l'accorder à ce qui suivait, parce que si c'était le cas tu aurais aussi dû mettre un "s", ce que tu n'as pas fait)
(moi aussi je vais me la jouer je connais des mots, tiens)
