1

Je précise dans le titre que je parle du titre de 2017, et non du titre éponyme sorti en 2006, les deux n'ayant aucun lien. Je viens de finir ma première partie, et j'enchaîne avec une deuxième dans un style tout à fait différent.

29249.jpeg

Excellente surprise que d'avoir acheté ce titre ! Dans Bioshock, vous vous retrou... dans Prey je voulais dire, comment ai-je pu confondre ?
Donc, hem. Dans Prey, vous êtes un personnage au passé incertain plongé en 2032 dans une vaste construction utopique dans le néant étouffant des fonds marins de l'espace, pardon. Cette construction, Talos I (One), est issue d'une collaboration internationale commencée dans les années 80 dans un univers uchronique où américains et russes ont collaboré durant la guerre froide suite au premier contact avec une entité extraterrestre dès les premières étapes de la conquête de l'espace.

Une première chose qui frappe, dans Biosho dans Prey, c'est le design de Talos I. Le tout a un aspect high-tech des années 60-70, où la haute technologie se mêle à une esthétique à l'ancienne où armoire à bandes magnétiques et projecteurs super 8 côtoient écrans projetant une réalité saisissante et ascenseurs anti-gravité. Malheureusement, le trouble a frappé cette station alors que vous semblez découvrir les lieux pour la première fois. Tout l'univers de Bios de Biosho de Bi de Prey respire la mort et l'abandon, de grandes vitres montrant l'extérieur froid et hostile en dépit d'une beauté marquante plonge le spectateur dans une inquiétante claustrophobie. Et les nombreux enregistrements sur ordinateurs ou sur lecteurs audio portatifs vous laisseront découvrir peu à peu l'histoire de cet endroit et sa chute.

D'ailleurs sa chute, d'où vient-elle ? comme dit plus haut, une entité extraterrestre. Les scientifiques locaux ont découvert qu'ils pouvaient exploiter les propriétés de cette étrange forme de vie pour concevoir des éléments à implanter chez tout un chacun, les plasmides neuromods, qui permettent d'acquérir des capacités surhumaines. Mais comme de bien entendu, arrive un moment où les expériences échappent à tout contrôle, et le chaos se répand comme une traînée de poudre dans Raptu...

Bon, ça suffit, arrêtons un peu la blague : oui, Prey fait énormément penser à Bioshock. Mais c'est au fond bien naturel. Il faut se souvenir que Bioshock lui-même est l'héritier de System Shock 2, de Looking Glass. D'anciens employés avaient quitté la boîte pour fonder Irrational Games. Les deux boîtes ont alors collaboré pour créer System Shock 2, vous me suivez ? et à la fermeture de Looking Glass (note personnelle : BOUUUUHOUUUHOUUUUHOUUUHOUUUU mourn ), certains des anciens employés sont partis vers Irrational, qui créera ensuite Bioshock, et d'autres sont partis chez Arkane, qui se fera remarquer avec Ark Fatalis, puis Dishonored, et enfin Prey ici. Bref, il y a une forte notion d'héritage qui, si Prey ne descend pas directement de Bioshock, est quand même de la famille avec System Shock 2 et les emprunts/inspirations sont légions, intentionnels ou non. Est-ce une mauvaise chose ? certainement pas, le jeu a sa patte propre pour autant et est excellent, mais je ne pouvais passer l'idée que c'est une impression qui fut très marquante pendant les premières heures de jeu.

Bref, Prey est donc un FPS "à la Bioshock" (plus Bioshock que Dishonored, alors que ce dernier est de la même boîte), mélangeant armes classiques et exotiques, et pouvoirs surhumains à déclencher dans la bataille.
Pour parler un peu des ennemis, ceux-ci sont assez effrayants, sorte de boue noire en perpétuelle gestation qui prend diverses formes. Les ennemis de base sont ainsi les mimics, petits headcrabes qui peuvent prendre la parfaite apparence d'un objet proche pour endormir la présence. D'autres encore, les imposants Technopathes, peuvent ainsi prendre contrôle de tourelles et autres robots de sécurité proches pour vous attaquer. Il s'agit constamment d'adapter sa stratégie à l'ennemi, que vous pourrez d'ailleurs analyser au moyen d'un appareil spécial. Plus vous scannez d'ennemis, plus vous apprenez leurs forces et faiblesses en même temps que permettre ainsi de débloquer de nouveaux pouvoirs (tiens, exactement comme dans Bios--- CA SUFFIT MAINTENANT !).

Graphiquement très réussi, à l'histoire plus profonde qu'on pourrait le croire (le jeu est riche en rebondissements scénaristiques, on ne peut s'en faire une vraie idée sans le finir au moins une fois, malgré ses fins multiples), le titre est court ou long selon que vous vouliez rusher vers la sortie ou prendre le temps d'explorer, découvrir, et en particulier survivre.

Un point du titre qui lui est propre, que Bioshock n'a pas, sont les phases hors du lieu-clos : à l'aide d'une combinaison pressurisée équipée de réacteurs, à vous l'espace, l'absence de gravité, et surtout un déplacement assez immersif à faire oublier, comme dans de vraies conditions, rapidement où est le "haut" et le "bas".

S'il fallait donner au jeu au moins un point faible, c'est un manque de folie dans les armes proposées, assez classiques, à l'exception du canon G.L.U.E. : celui-ci permet de tirer en boucle des boules d'une matière enveloppante permettant de coincer les ennemis dans une sorte d'énorme chewing-gum prémâché afin de les immobiliser un temps pour leur tirer dessus, mais cette substance adhère aussi aux parois afin d'improviser des escaliers pour obtenir un raccourci ou encore fermer le seul accès à une horde d'ennemis le temps de reprendre son souffle.
En revanche, on se rattrape un peu sur les pouvoirs à acquérir, en particulier ceux dupliquant les capacités des ennemis, comme surtout cette faculté de se transformer en objet : c'est un bon moyen d'échapper au regard de l'adversaire, et en plus la petite taille peut permettre d'atteindre des zones disposant d'un tout petit accès. Prey est un FPS intelligent où les différentes zones bloquées et les gros combats disposent de multiples façons de s'en sortir selon le style et les choix du joueur.

En résumé donc, si vous avez aimé Bioshock, ça s'achète les yeux fermés.
avatar« Nous avons propagé sur Extranet une histoire fabriquée de toutes pièces selon laquelle une certaine disposition d'étoiles, vue depuis la planète d'origine des butariens, formaient le visage d'une déesse galarienne.
Sans chercher à vérifier ces informations, certains ont décrété que c'était la preuve de l'existence de la déesse. Ceux qui notaient le manque de preuves se faisaient attaquer. »

Legion, geth trolleur à portée galactique

2

Je monte enfin un pc gaming moderne donc je cherche tout à fait ce genre de jeu ! Une question cependant : quelle est ta config ? J'ai 32Go de RAM d'un côté, mais qu'une GT1030 de l'autre
avatar"If you see strict DRM and copy protection that threatens the preservation of history, fight it: copy the work, keep it safe, and eventually share it so it never disappears. [...] no one living 500 years from now will judge your infringing deeds harshly when they can load up an ancient program and see it for themselves."

Benj Edwards - Why History Needs Software Piracy

- - -
Achat ou échange: topic de mes recherches / Meilleur smiley = #helico#

3

Plutôt que de te répondre une bêtise "oui/non/faut voir", n'hésite pas à checker ce site :
Prey 2017 Requirements Testwww.systemrequirementslab.comCheck the Prey 2017 system requirements. Can I Run it? Test your specs and rate your gaming PC.

Cela nécessite l'install d'un exe pour pouvoir consulter ton matériel, mais n'ai pas d'inquiétude, j'utilise ce service depuis des années top
avatar« Nous avons propagé sur Extranet une histoire fabriquée de toutes pièces selon laquelle une certaine disposition d'étoiles, vue depuis la planète d'origine des butariens, formaient le visage d'une déesse galarienne.
Sans chercher à vérifier ces informations, certains ont décrété que c'était la preuve de l'existence de la déesse. Ceux qui notaient le manque de preuves se faisaient attaquer. »

Legion, geth trolleur à portée galactique