
Hippopotame (./129) :
Nil (./123) :Mouais j'ai envie de dire : même pas...
en général, ils ont des envies, des désirs, des projets,
very (./130) :Nil (./117) :Complètement faux, arrêtes de te focaliser sur tes activités culturelles élitistes...
Carrément, et ça ne profite qu'à ceux qui ont un cadre familial évolué...
very (./144) :
Prendre l'opposé absolu de notre modèle généraliste c'est un peu tricher quand même, puisque je ne prônerai jamais ce jusqu'au boutisme-là. Quant aux bacheliers français actuels, ils ne savent réellement ni ce qu'est le capitalisme, ni le communisme, ni l'aliénation.
L'histoire-géo, merde ! 
Tu nous fait le coup de "la culture favorise l'auto-reproduction des élites; donc démocratisions la culture via l'école". Sauf que c'est une très vielle idée déjà mise en application depuis des décennies et qui a montré son échec total -- ou plutôt sa nuisance réelle. La "démocratisation" de la culture ça a été à la fois un massacre de la culture et un incroyable nivellement par le bas, en un mot l'américanisation universelle au plus mauvais sens du terme.
On nous fait croire que l'école va apprendre à jouer un instrument aux élèves et leur faire découvrir Wagner. En réalité les cours de musique relèvent de la farce, et entre deux copier/coller de Wikipédia sur NTM les élèvent postillonnent pitoyablement dans une flute -- et je parle là des classes calmes... Idem pour l'art pla et tout le reste. Ça se passe toujours exactement comme ça la démocratisation : on promet le caviar pour tous et au final tout le monde bouffe rien que de la merde. On ne m'enlèvera pas de l'idée que les légumes populaires valaient mieux.

Hippopotame (./146) :
Par curiosité c'était il y a combien d'années? Quel était son choix à lui, à cette époque?
J'ai en tête la situation de plusieurs gamines, que les parents ont fait passer en générale, contre l'avis des profs *et* contre l'avis de leur enfant..
Souane (./154) :
Ben sauf que tu ne changeras pas la société, et elle continuera à sélectionner par la culture. De plus, en faisant essayer un instrument ou un sport à un jeune, tu peux découvrir des talents insoupçonnés, et s'ils n'apprendront pas forcément beaucoup à l'école, ils peuvent toujours continuer au conservatoire, dans un bon club, etc. Et j'ai aussi parlé de tout un tas d'autres aspects également
Ca apprendra aussi aux mômes à travailler pour le plaisir (hippo et d'autres ont beau dire qu'il faut apprendre à faire des *efforts*, c'est bien quand parfois ces-dits efforts sont pour toi et non pour les notes
)Nil (./153) :
Je ne suis pas d'accord. Mais ça demande deux choses - complémentaires - pour lesquelles l'école actuelle n'est pas forcément le lieu :
- un accompagnement intermédiaire (par de jeunes étudiants, par exemple) ; par intermédiaire, j'entends "par une personne qui ne représente ni l'autorité (parents/profs) ni le pair (de la même classe), mais quelqu'un à qui on peut avoir envie de s'identifier".- un accompagnement quasi personnalisé et privilégié
Souane (./154) :
Mais spécialiser les élèves au collège, je ne comprends pasL'histoire-géo, merde !


Souane (./156) :
Ca apprendra aussi aux mômes à travailler pour le plaisir (hippo et d'autres ont beau dire qu'il faut apprendre à faire des *efforts*, c'est bien quand parfois ces-dits efforts sont pour toi et non pour les notes)

Hippopotame (./157) :
Nil (./153) :Oui mais bon, ces choses ça ne peut pas exister, on ne peut pas payer un parent-bis pour chaque parent. Et puis je ne suis pas d'accord avec le premier point : ces jeunes (ceux à problème) n'ont *pas* de figure d'autorité (que ce soit les parents ou l'école), et ils en ont besoin !
Je ne suis pas d'accord. Mais ça demande deux choses - complémentaires - pour lesquelles l'école actuelle n'est pas forcément le lieu :
- un accompagnement intermédiaire (par de jeunes étudiants, par exemple) ; par intermédiaire, j'entends "par une personne qui ne représente ni l'autorité (parents/profs) ni le pair (de la même classe), mais quelqu'un à qui on peut avoir envie de s'identifier". - un accompagnement quasi personnalisé et privilégié
Hippopotame (./157) :
Par contre je trouve assez triste qu'il n'y ait pas eu les mêmes indignations pour faire remarquer qu'en série L on ne fait plus de science
En L, on fait des sciences ! On apprend à remplir des tableaux Excel, on fait de la "chimie de la cuisine", on refait le programme d'optique de 5ème... Tu exagères, là
Mais sinon, même si c'est dommage, tant que tu en fais jusqu'en 2nde c'est déjà pas mal. Mais c'est vrai qu'au niveau où ils en font, est-ce qu'on peut vraiment appeler ça une filière générale... Dans certains lycées, tu as la possibilité de prendre une option maths renforcées, mais c'est tout 
Hippopotame (./157) :
Mais les efforts, au bout d'un moment, ça finit par ne plus en être et par apporter beaucoup de gratification
Hippopotame (./146) :C'est de la géodésie pour être précis, donc un peu des deux en effet. C'est intéressant d'avoir un minimum de bases en géodésie, juste pour avoir les bonnes intuitions, ça permet de mieux situer les choses en géographie et en géologie, mais il ne faut surtout pas entrer dans les détails, c'est hyper technique et ça n'a aucun intérêt théorique (j'ai suivi un cours de géodésie en DEA
Ce n'est pas de la géographie, c'est des maths (ou de la physique).
). Ce qui me semble important c'est l'idée de projection cartographique, l'impossibilité de la représentation isométrique et les différents défauts qui en découlent, et ce que représentent les coordonnées géographiques. Et il faut absolument avoir des globes terrestres en classe. Mais au-delà de ça, sans vouloir vexer Kevin, faire des calculs de distance géodésique ou représenter les frontières par des courbes paramétriques c'est compliqué, chiant et inutile
(et ça ne correspond pas à la réalité en plus).Hippopotame (./146) :
Il ne faut pas faire ça, on a déjà été beaucoup trop loin dans cette direction, au point que ça ne marche plus du tout.Le but d'un cours de maths c'est d'apprendre des maths (y compris des maths abstraites)

Hippopotame (./146) :
Lire des pamphlets sur les bobos ou autres c'est rigolo mais ça ne fait pas de la sociologie sérieuse.
Ce que fait au mieux la sociologie "sérieuse", avec un horrible style académique et un vocabulaire à dormir debout, forgé dans le but d'établir une scientificité frauduleuse, c'est, avec un pavé de 800 pages, de s'approcher d'une fulgurance d'écrivain qui tient sur deux pages. Nil (./153) :
Je rejoins ce qu'a dit Souane : c'est partiellement faux (il y a effectivement un certain nombre d'activités culturelles et sportives qui n'entrent pas dans ta définition d'"élitiste" et qui sont proposées aux jeunes disposant d'un cadre familial évolué, mais ça reste maigre et bien souvent monochrome... cool, il y a du foot, cool il y a du bozendo, cool il y a un atelier cinéma... ah ben en fait il n'y a que 5 jeunes qui y vont, ceux qui ont un cadre familial qui les a poussé à une certaine curiosité). Je suis désolé de faire mon démocrate bien pensant, mais les exemples que j'ai de ce qui a été entrepris à Montpellier me font penser qu'il y a besoin d'une politique culturelle forte et dirigiste (concerts gratuits organisés par la mairie pour les scolaires, carte Pass'Culture à des prix défiants toute concurrence pour 5 concerts/an...). L'un des meilleurs exemples (qui, malheureusement, à plus que sensiblement dévié de ses objectifs premiers) a été la création d'Opéra Junior, qui permettait à des jeunes (12-18 ans) de monter un opéra. Initialement, c'était en lien avec le quartier de la Paillade (quartier populaire s'il en est) et les établissements scolaires & maisons pour tous de ces quartiers. Aujourd'hui, fort de son succès, la structure est devenue trop élitiste, s'est géographiquement déplacée sur le centre ville, et les projets sont plus "cérébraux".
Souane (./154) :
Et sinon, tu critiques le modèle généraliste, alors je ne vois pas trop quoi t'y opposer d'autre qu'un modèle spécialiste.
(Ca ne veux pas dire que je sois entièrement d'accord, mais je ne suis pas fondalement en désaccord non plus. Pour des matières comme le français première en S, est-ce qu'on ne pourrait pas envisager d'en avoir juste une heure par semaine, par exemple? Ou de ne l'avoir qu'en option, en effet)
Hippopotame (./163) :
Ben par exemple on en trouve en cours de physique, des applications...

Et la musique, ce n'est pas élitiste, justement, mais ça tend à être considéré comme tel malheureusement... La musique sans solfège, ça existe aussi, mais le "problème" c'est que beaucoup de gens ne font pas de musique tout court, alors que c'est tellement bien 
Souane (./169) :
alors que c'est tellement bien
Nil (./153) :Hippopotame (./129) :
Nil (./123) :Mouais j'ai envie de dire : même pas...
en général, ils ont des envies, des désirs, des projets,
Je ne suis pas d'accord. Mais ça demande deux choses - complémentaires - pour lesquelles l'école actuelle n'est pas forcément le lieu :
- un accompagnement intermédiaire (par de jeunes étudiants, par exemple) ; par intermédiaire, j'entends "par une personne qui ne représente ni l'autorité (parents/profs) ni le pair (de la même classe), mais quelqu'un à qui on peut avoir envie de s'identifier". - un accompagnement quasi personnalisé et privilégié
very (./165) :
Maintenant si pour toi seules la visite de musé et le solfège sont de "bonnes" activités culturelles tandis que le foot de rue avec quelques potes c'est une basse occupation populaire de bouseux analphabètes.... ben si tu veux, mais le problème ce n'est pas "les activités", c'est la distinction sociale des activités -- mécanisme qui a toujours existé depuis la nuit des temps et contre lequel vous ne pourrez pas grand chose.
Souane (./169) :
very : Pour ce qui est des activités culturelles ou de l'après-midi, justement Nil n'en a jamais exclu le footEt la musique, ce n'est pas élitiste, justement, mais ça tend à être considéré comme tel malheureusement... La musique sans solfège, ça existe aussi, mais le "problème" c'est que beaucoup de gens ne font pas de musique tout court, alors que c'est tellement bien

very (./171) :
Il me semble au contraire que beaucoup beaucoup de gens aiment bien le bruit organisé et sont enclins à torturer des instruments... La rap est de la musique hein... il y a juste que dans la musique comme dans le sport, il y a une stratification sociale des disciplines.
Mais as-tu déjà réfléchi au modèle que tu prônais toi, que tu représentes sur pieds ? Je vais te dire une chose de parfaitement honnête et sans volonté d'être gratuitement méchant, mais je comprends parfaitement le dégoût qu'inspire ton modèle aux classes populaires, je comprends trop bien qu'elles gerbent ce modèle irrespirable.... Si beaucoup préfèrent en rester au rap et ne pas se mettre au solfège, c'est évidement pour ne pas te ressembler.... .... par dégoût instinctif et naturel....