Thibaut B
: Dommage, on n'était pas tous sur IRC.
Vous devriez
(si ils sont d'accord je peux ressortir le log)
Thibaut B
: Dommage, on n'était pas tous sur IRC.
Prémonitoire ?
Imaginez cette situation. Vous êtes tranquillement allongé(e) dans votre lit. Il est 6 h 04 du matin et vous somnolez encore ; vous émergez à peine et une idée lancinante imprègne votre esprit : vous pensez à votre cousin germain avec qui vous faisiez les quatre cents coups dans votre jeunesse et que vous n'avez plus vu depuis des années, depuis qu'il s'est installé à l'étranger. Vous n'aviez plus pensé à lui depuis très longtemps.
Il est maintenant 6 h 08. L'horripilante sonnerie du téléphone retentit et, tant bien que mal, vous décrochez le combiné pour apprendre une triste nouvelle : votre cousin germain est décédé. Dans un tel cas, personne ne peut s'empêcher de faire le rapprochement. Voilà bien la preuve tant attendue que les prémonitions existent ! Qui pourrait le nier ? Une telle coïncidence est impossible. Les mourants envoient peut-être des messages télépathiques à des vivants, etc.
Examinons donc ce cas d'un peu plus près. Le problème auquel nous sommes confrontés peut se formuler en ces termes : quelle est la probabilité pour que, ayant pensé à une personne, nous apprenions dans les cinq minutes qui suivent, par pur hasard, hors de toute influence paranomale, d'une manière ou d'une autre, son décès ? Pour résoudre ce problème concrètement, il nous faut connaître deux choses : le nombre de personnes dont on apprend le décès, par exemple en une année, et le nombre de fois où l'on pense à ces personnes pendant ce même laps de temps.
Prenons donc des estimations très faibles pour donner encore plus de crédit à notre résultat.
Première estimation : on connaît — « connaître » au sens large, comme un individu lambda connaît le président de la République — dix personnes dont on apprendra le décès au cours de l'année.
Deuxième estimation : on pense une fois seulement à chacune de ces personnes sur ce même laps de temps d'un an.
Considérons une personne précise parmi les dix à qui nous avons pensé dans l'année. Quelque part, n'importe où cette année, se situe l'instant pendant lequel nous avons pensé à elle. Sachant qu'une année représente 105 120 intervalles de cinq minutes, combien de chances avons-nous pour que la connaissance de son décès nous soit donnée dans la petite case de cinq minutes où se situe la pensée que nous avons eue ?
Si l'on jetait une boule au hasard, les yeux fermés, sur un échiquier de 105 120 cases dont une seule est rouge, combien aurait-on de chances de tomber pile sur cette case rouge ? La réponse est bien sûr 1 chance sur 105 120. C'est-à-dire une probabilité très faible.
La prémonition existe donc ? Ne nous précipitons pas de conclure. Tout d'abord, il faut traiter aussi le cas des neuf autres personnes qui restent et dont on apprendra également le décès dans l'année. Pour chacune de ces personnes, la probabilité de l'événement « pensée-connaissance du décès » se calcule de la même manière et la valeur obtenue est évidemment la même : 1 chance sur 105 120. Conclusion : la probabilité totale qu'un tel événement se produise — somme de l'ensemble de ces dix probabilités — est donc de 1 chance sur 10 512.
Mais il faut alors se rappeler que nous n'avons rien de vraiment exceptionnel et que nos voisins ont également un encéphale et qu'ils peuvent donc penser eux aussi. Ce qui revient à dire que, sur l'ensemble de la population française, hormis les tout petits enfants, nous aurons un nombre de personnes à qui un tel événement arrivera dans l'année qui se monte à : 1/10 512 multiplié par 55 millions, soit 5 232 personnes ! Le simple hasard offre ainsi plus de dix cas¹ de prémonition de ce type chaque jour en France ! De quoi largement alimenter la légende, surtout si l'on se souvient que nos hypothèses de départ sont vraiment basses et que la valeur réelle est donc nettement supérieure à celle trouvée. En d'autre termes, il est quasiment impossible de ne pas trouver parmi nos connaissances une personne à qui une telle chose est arrivée.
Ce type d'événement prémonitoire est donc très répandu et ne présente aucun événement de paranormalité. Que, par pur hasard, il ne se produise pas, c'est ça qui serait vraiment paranormal !
Georges Charpak et Henri Broch, Devenez sorciers, devenez savants
¹ Plus de quatorze précisément, mais ce qui nous intéresse ici c'est bien sûr uniquement l'ordre de grandeur.
Je ne peux rien pour vous !Vraiment.
Georges Charpak et Henri Broch, Devenez sorciers, devenez savants
Une vie après la mort ! Sa serait pour le moins frustrant. Etre étouffer dans un cycle infernal sans nul échappatoir ! Etre contraint à l'Eternel Souffrance (c'est long l'éternité surtout vers la fin) sans nul autre alternative et pourtant par la force des choses ne pouvoir s'y résigner etre inéxorablement condamné a espérer. N'est ce pas cruel ?
Et envisager la vie ainsi n'est ce pas lui oter tout crédit ? Elle devient tout et rien nul ne pouvant s'y dérober. La mort n'a plus vraiment de sens alors, n'est qu'un état éphémere de transition sans aucune valeur.
Sincérement je conçoit cette perspective de façon un peu désuète et irrationel.
Quant au paranormal puisqu'il correspond à des manifestations que l'on n'est pas en mesure d'expliquer de façon rationnel (loi physique etc...) il reste mystique. Mais n'est t'il pas un peu ridicule de vouloir proposer une interprétation totalement subjective du mystique ? Ne peut t'on se contenter de dire que l'on ne peut pas proposer d'explication et ne pas entrer dans des considérations spirituels ?
Enfin bref.... (#pastaper# je n'ai pas lu tout le topic...)
²Après la mort, notre âme va séjourner un temps dans les cavernes de Mandos, puis elle quitte le monde pour une destination qui n'a pas encore été révélée par Eru...


